Trop de chutes mortelles à l’hippodrome de Cagnes : professionnels et joueurs accusent

Des professionnels des courses dénoncent des chutes de chevaux mortelles trop fréquentes. L’hippodrome de Cagnes-sur-Mer et son meeting d’obstacles sont notamment montrés du doigt.

Au Grand National, course hippique anglaise, un cheval meurt par jour de compétition. Crédit Photo : PA

Au Grand National, course hippique anglaise, un cheval meurt par jour de compétition. Crédit Photo : PA

L’an passé, treize chevaux sont morts après une chute sur le sable cagnois, tués sur le coup ou euthanasiés peu après. Plusieurs explications sont avancées: les courses seraient trop rapides,  les jockeys inexpérimentés et les chevaux trop jeunes voire maltraités.

«Sur le meeting de Cagnes, il ne se passe pas une réunion sans qu’un ou deux chevaux ne soient victimes de chute mortelle», a accusé dans Paris-Turf Serge Bérard. Cet ancien jockey d’obstacles devenu entraineur à Marseille dit avoir fait part de ses inquiétudes à la Fédération régionale des courses du Sud-Est.

Même les politiques s’emparent du débat. Lionnel Luca, député de Cagnes-sur-Mer compare même « l’hécatombe » à celle de la corrida.

La course aux milliards

Le débat, qui agite les forums spécialisés, pourrait rester sans réponse.  Le PMU a réalisé en 2012, 10,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, presque autant que la Française des Jeux (12,1 milliards).

Pour Joelle Jecko, la multiplication des courses et des écuries a transformé le jeu en « véritable business! ». Cette joueuse de Cannes, fidèle du PMU depuis l’âge de 14 ans, a vu au fil des ans les pratiques évoluer. A l’époque, il n’y avait qu’un seul tiercé. «Je connaissais mes chevaux, je savais sur qui parier (…)» .

Aujourd’hui, les choses ont bien changé pour Joelle. « De 10h le matin jusqu’au soir, les pauvres chevaux ne s’arrêtent pas! Quand les chevaux tombent on ne sait jamais s’ils sont morts ou blessés… Il y a vraiment trop de courses », déplore-t-elle, nostalgique.

Des compétitions trop violentes ?

Pour Louise, cavalière normande depuis 12 ans, les accidents dépendent souvent des soins apportés aux chevaux.

 

Enora, cavalière Bretonne depuis plus de 10 ans est indignée par des courses hippiques, « trop violentes » pour les chevaux.

Cette vidéo qui vient d’Irlande montre à quel point les courses peuvent être violentes pour les animaux.

Alex Perasso

Chloé Fontaine

Marie Gonzalez

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