octobre 02

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Les gourmands passent à La Table

A La Table de Jean-Luc Pelé, tout nous fait fondre. A part peut-être les prix…A Cannes, le pâtissier a ouvert un salon de thé doublé d’un restaurant qui se veut accessible mais s’inscrit dans le haut de gamme.

«Qu’est-ce que la santé? C’est du chocolat» disait le gastronome Jean Anthelme Brillat Savarin. Si telle est votre devise, Jean-Luc Pelé ne pourrait être que votre meilleur ami. Cet ancien sportif de haut niveau a récemment ouvert son troisième établissement cannois, et ce n’est rien d’autre qu’un bar à chocolat. Tendance me direz-vous! Un concept prometteur, tel qu’on le connaît dans les bonnes adresses parisiennes (Puerto Cacao, Christophe Roussel). Oui, mais voilà: La Table de Jean-Luc Pelé n’a rien à voir avec celles-ci.

Thé plutôt que chocolat

Au fond d’une salle à la décoration aux tons taupes et, bien sûr, chocolat, on trouve un bar mais…à thé. Une multitude de boîtes de thé noires et vertes signées par le pâtissier éclairent la pièce. Sur la carte, là aussi, plus de choix d’infusions que de chocolats chauds. La raison? « L’été! On étayera notre offre dès que le mercure descendra ». Voilà les explications que l’on nous sert délicatement sur un plateau avec notre commande: « Bonne dégustation mesdemoiselles! »

Plaisir des yeux et de la bouche

Un petit aperçu des assiettes qui vous sont proposées (crédit : Marie Gonzales)

Notre choix s’est arrêté sur « La Marée Salante », élégante verrine tricolore, et un chocolat gourmand. Nous ne pouvions pas partir sans goûter l’unique chocolat chaud disponible! Et cela en vaut la peine: un vrai délice. Les gourmandises qui l’accompagnent viennent parfaire cet accord harmonieux. Des gouttes épaisses de confiture de framboises encerclent le « Chocolat Caribéen », les pâtisseries couronnées de fruits rouges ressemblent à des œuvres d’art, bref les plats font saliver la bouche et pétiller les yeux! Voilà donc une adresse à retenir pour une parenthèse sucrée, mais pas pour le concept de « bar ». Reste que déguster ces bijoux de gourmandises dans un cadre soigné a un prix. La carte des pâtisseries commence à 6 euros pour un macaron et grimpe jusqu’à 13 euros pour un chocolat gourmand. Un plaisir qui n’est donc pas à la portée de toutes les bourses.

Louise Malnoy et Marie Gonzales