NBA is back

Quatre mois après le sacre de Miami, le plus grand championnat de basket-ball au monde a repris ses droits, ce dimanche 28 octobre. Outre le champion en titre, favori à sa succession cette année et Charlotte, qui devra se racheter après le bilan le plus catastrophique de l’histoire de la NBA (7 victoires – 59 défaites), on suivra tout particulièrement les performances des Los Angeles Lakers, qui semblent enfin armés pour décrocher le célèbre trophée O’Brian.

Nash et Howard, symboles du renouveau de L.A

Après une saison 2011/2012 tronquée par un lockout (voir notre encadré ci-dessous), les « gros » devraient être bien présents cette année. Du côté de la Cité des Anges, en tout cas, on a tout fait pour. Éliminée en demi-finale de conférence en 2012, et ce dans l’anonymat le plus complet, la franchise entraînée par Mike Brown est parvenue à attirer Steve Nash et Dwight Howard à l’intersaison. Autant dire un des meilleurs meneurs et le meilleur pivot de la ligue, rien que ça. Ajoutez à cela la superstar Kobe Bryant, le vice-champion olympique Pau Gasol et le fantasque Metta World Peace : les Lakers ont bel et bien une allure de « dream team ». Moins médiatisé, le Thunder d’Oklahoma City de Kevin Durant, dont l’effectif est resté très stable à l’intersaison, pourrait créer la surprise face à Miami et Los Angeles, les deux géants. Attention également à ne pas enterrer le champion 2011, Dallas, fort des arrivées de Darren Collison (Indiana), Elton Brand (Philadelphie) ou encore O.J Mayo (Memphis).

Et les « Frenchies » dans tout ça ?

C’est le plus gros contingent étranger en NBA. Avec onze ressortissants, la France sera une nouvelle fois très bien représentée cette année. Derrière Tony Parker, qui vivra sa douzième saison avec les Spurs et Joakim Noah, désormais pilier des Chicago Bulls, les yeux seront braqués sur les deux petits nouveaux : Nando de Colo (San Antonio) et Evan Fournier (Denver). Quart de finaliste des JO, le premier cité pourra compter sur l’expérience de ses compatriotes Parker et Diaw pour s’acclimater rapidement à son nouveau mode de vie. Il a même déjà un surnom, « le mini Manu Ginobili », en référence au célèbre arrière argentin. Plutôt flatteur. De haut  de ses 19 ans, Fournier devra de son côté s’armer de patience. Destiné à un temps de jeu très limité, l’ex-Poitevin a néanmoins impressionné son coach, George Karl, lors de la préparation : « Ce n’est pas la peine de lui répéter les choses. Il est très concentré. Il fait ce qu’il faut pour devenir bon. » De quoi glaner une place de titulaire ? Sûrement pas dans l’immédiat. Mais le jeune Fournier pourrait connaitre une progression plus rapide que prévue.

Yann Soudé

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En 2011, la NBA a connu un lock-out, autrement dit, une grève des dirigeants. Ce conflit financier qui a duré 149 jours et qui dans le même temps a paralysé le championnat portait sur deux points principaux :

  • le partage des 4 milliards de revenus annuels de la NBA. Jusqu’alors, les joueurs touchaient 57% des revenus de la franchise. S’appuyant sur le fait que seules 8 des 30 franchises ont gagné de l’argent la saison passée, les propriétaires désiraient une plus grosse part du gâteau. Ils avaient donc proposé de faire 50-50. Mais les joueurs  n’étaient d’accord que pour baisser leur part à 53%. A ce pourcentage, ils perdaient déjà près de 120 millions d’euros par saison.
  • les modalités de plafonnement de la masse salariale des clubs (salary cap). En 2011, les franchises NBA  auraient perdu 300 millions de dollars (219 millions d’euros). Pour renflouer les comptes, la ligue souhaitait plafonner l’ensemble des salaires de chaque franchise à 62 millions de dollars. De leur côté, les joueurs s’opposaient à toute mesure visant à limiter les salaires.

Cette grève s’est finalement soldée par l’abandon du salary cap par les dirigeants et par la signature d’une nouvelle convention collective de travail pour les joueurs de la NBA. Les propriétaires et joueurs se sont entendus sur un partage des revenus à 50-50. Ce fut le premier arrêt de travail en NBA depuis 1998-1999, lorsque la saison régulière avait été réduite à 50 matchs par équipe.

Arthur Gros