AFS : ces jeunes qui partent au bout du monde

Une réunion AFS en Inde

L’association AFS vivre sans frontière propose des programmes d’échanges interculturels mais ne serait rien sans ses jeunes bénévoles.

L’Albatros, Big Fat Pony ou encore le Funky Chicken : ce sont tous des noms de jeux organisés par les jeunes bénévoles de l’association AFS. Cette dernière offre la possibilité aux moins de 18 ans d’aller passer une année à l’étranger dans une famille et un lycée partenaire. Plusieurs week-ends par an, voire par mois, les jeunes et les bénévoles se réunissent à Paris pour préparer leur voyage ou en faire le bilan. Pour certains volontaires, c’est un investissement quotidien.

 Un dévouement né de leur expérience

Thaïlande, Malaisie, Etats-Unis, Chili etc. La liste des pays est aussi impressionnante que le nombre de volontaires. Pour la plupart étudiants en première ou terminale, ils veulent comme Anna Lloria simplement partir : « Je voulais voyager et puis le principe AFS me plaisait car ce n’est ni un séjour linguistique ni une agence de voyage ». Elle est désormais bénévole de l’association et représentante AFS pour la région Languedoc Roussillon, il y a deux ans, elle est partie en Inde. Pour Anna, le rôle des bénévoles est essentiel : « Le conseil le plus précieux qu’on a pu me donner : s’accrocher encore un peu malgré l’envie de rentrer à la maison » Pour beaucoup de bénévoles, s’impliquer était logique après leur voyage, ils se sont sentis engagés sur place et continuent de l’être. Plusieurs bénévoles expliquent leurs motivations. Ils ont pour la plupart entre 20 et 30 ans et organisent par exemple dans leur région des speed dating de pays. Le principe est simple : un jeune qui est parti présente son pays rapidement avec des petites anecdotes. Entre discussions, jeux, souvenirs et diaporamas, chacun vient faire partager son expérience. Le retour après cette année à l’étranger est difficile pour beaucoup de jeunes et si l’association les soutient, les témoignages se basent sur le volontariat. Finalement, c’est souvent ceux qui ont bien vécu leur année qui reviennent. Ceux qui ont eu des difficultés préfèrent passer à autre chose.

« Les voyages se partagent »

La structure de l’association est complexe :« Il y a une organisation internationale puis une autre plus ou moins importante à l’échelle nationale selon les pays. Par exemple, au Mexique ça fonctionnait mal donc la ligne avec le pays a été fermée ». Les relations interculturelles sont parfois compliquées car, par exemple, en Inde, les bénévoles sont plus âgés et n’ont pas voyagé, ils ne comprennent donc pas toujours les demandes des jeunes qui arrivent. Alors le travail doit surtout se faire en amont, il faut se préparer et aussi trouver en France des familles qui accueillent. Ce qui est de plus en plus difficile : « Beaucoup de familles pensent que c’est un gros engagement de recevoir un jeune, mais justement il doit se débrouiller seul. On ne demande pas à la famille d’organiser des sorties tous les week-end» explique Anna. Finalement, si elle est bénévole, c’est surtout pour rencontrer des gens et c’est le principe même de AFS : «  Les bénévoles ou les personnes qui partent ont toujours des projets, ils parlent de leur voyage et cela me permet de découvrir des pays. Personne ne peut comprendre ton voyage mieux qu’un autre jeune qui lui aussi a eu le courage de partir et qui a sûrement connu les mêmes galères que toi. »

Lucie Puyjalinet

Pour finir,  une petite vidéo du Funky Chicken exécuté avec brio par les bénévoles l’année dernière à Paris :