Passion kiné

« Roro » prend soin de ses sportifs ou autres blessés. Photo Mathilde Frénois

Roselyne Arduin est kinésithérapeute au Cers (Centre Européen de Rééducation de Sportif) de Saint Raphaël, le centre de rééducation pour sportifs, mais pas seulement. Voici ce qui la passionne dans ce métier alliant sport et santé.

C’est au bord de la piscine de rééducation que l’on rencontre Roselyne. Elle veille sur ses protégés. Ce jour-là dans le bassin : une dizaine de sportifs dont un basketteur, un rugbyman, un footballeur, une championne de France de snowboard, un champion du monde de télémark (l’ancêtre du ski alpin) et un triple champion du monde de kitesurf. Rien que ça. « Roro » (son surnom au Cers) a toujours voulu travailler dans le milieu sportif. Elle est d’ailleurs kinésithérapeute au Saint-Raphaël Var Handball, en parallèle de son activité au centre. « Avant tout, il faut être attiré par le contact humain. Et moi, j’aime sincèrement mon métier. »

Soigner les étoiles du sport

La spécificité du CERS de Saint-Raphaël est l’accueil des sportifs de haut niveau, même s’ils ne représentent que 20% de l’ensemble de la clientèle. Pour Roselyne, les approches de travail sont différentes avec les sportifs : « Le schéma corporel n’est pas le même. Ils ont une meilleure connaissance de leur corps et de leurs limites. » Cependant, la motivation entre un athlète et un artisan par exemple n’est pas forcément différente « car tous deux ont besoin de leur corps pour travailler et donc gagner de l’argent. » Elle est également attachée au respect du corps et de la nature. « Il ne faut pas forcer et accélérer les choses. Le mental est aussi très important. »

A côté des « anonymes », Roselyne côtoie tous les jours de grands noms du sport qui viennent à Saint-Raphaël pour leur rééducation. « Ce sont des personnes d’une extrême gentillesse, d’une grande simplicité et d’une vraie modestie », souligne-t-elle. Que de beaux souvenirs ! » Quand Jean-Baptiste Grange devient champion du monde de slalom ou quand Paul-Henri Mathieu joue à Rolland Garros, quelques mois seulement après être passés au CERS pour blessure, elle confie des étoiles dans les yeux : « Ils nous ont fait pleurer. »

Mathilde Frénois