novembre 25

Étiquettes

« Une expérience musicale et humaine »

Répétition chez Bruno (tout à droite) avec le groupe Xalima

« Le bassiste est là pour servir les autres musiciens. » C’est ainsi que Sofian ( 20 ans ) voit son instrument. Sa passion. La musique. Le jazz. Etudiant au Conservatoire à Rayonnement Régional de Nice, Sofian a intégré il y a un an un projet musical qui lui tient particulièrement à cœur. Un groupe, crée par le batteur et jazzman niçois Jean-Luc Dana.

« Au départ, Jean-Luc cherchait des musiciens dans le but d’enregistrer un album de compositions. Il ne souhaitait pas forcément jouer avec des musiciens connus, il a donc contacté mon prof pour lui demander de lui conseiller un jeune bassiste. C’est comme ça que j’ai intégré le groupe. » Constitué de musiciens venus de différents horizons musicaux, le groupe joue depuis un an des compos du créateur et inspiration du groupe, Jean-Luc Dana. Le style ? Un mélange de musiques cubaines, brésiliennes, africaines, voire de vrai swing New Orléans. « Le but de Jean-Luc est de faire de la musique qui swingue, qui groove, qui fasse danser les gens. Tout en gardant cette touche savante du jazz, de l’improvisation et de la technique. Car nous venons tous du jazz à l’origine. »

 Partage et Voyage

Séance d’enregistrement au conservatoire

Sofian et le groupe ont commencé l’enregistrement de l’album à la fin du mois de Septembre, avec des sessions commencées à 14h et terminées à minuit pendant cinq jours. Au programme : un premier concert au CEDAC à Nice prévu pour la fin d’année. Ensuite, le groupe projette de partir jouer en Chine, Thaïlande, peut être en Afrique. « C’était un des désir de Jean-Luc. Composer de la musique et un projet pour voyager et se produire en concert partout. » Ce qui comble Sofian dans ce projet, c’est l’aspect humain. « Humainement, j’ai appris énormément en jouant avec ces gens. La moyenne d’âge du groupe est d’à peu près 40 ans, et j’apprends d’eux, autant musicalement qu’humainement. Il y a un véritable état d’esprit, basé sur la générosité, le partage, qui dépasse de loin le simple cadre de la musique. On vient tous de tendances musicales différentes, et je jazz nous rassemble »

Des projets pleins la tête

Cette année, Sofian compte obtenir son prix au Conservatoire de Nice.Parallèlement à ce groupe, il monte actuellement un groupe d’électro. Et pour les projets, il n’est pas en reste. « Ce qui est sûr, c’est que je souhaite intégrer la Berklee School of Music de Boston, ou la Julliard School de New York. Car c’est là bas que le jazz se fait. » Mais Sofian caresse une plus grande ambition, presque un rêve. « Pour moi, réussir dans la musique, réussir ma vie, ce serait réussir à créer une musique, à travers laquelle tout le monde, africains, asiatiques, européens pourraient se retrouver. J’adore la musique occidentale, mais elle est je crois, limitée. Un de mes projets est aussi de partir en Inde un jour, y étudier la musique indienne. »

Sofian en pleine répétition

Théo Savary