Le jeu «Made in France» s’épanouit

Splinter Cell ou Rayman sont quelques-uns des plus gros succès du jeu vidéo made in France

Les créations françaises crèvent l’écran.

La France, sans faire de bruit, devient un pays essentiel en matière de création de jeux vidéo. Depuis une trentaine d’années, on ne compte plus les titres développés dans l’Hexagone qui ont connu un succès mondial. Et cette réussite ne devrait pas s’arrêter là, surtout en cette période d’achats de Noël.

Non, les grands jeux-vidéos ne sont pas tous américains ou japonais. De Rayman (1995) à Assassin’s Creed (2007) en passant par Splinter Cell (2002) : la France compte dans son palmarès, d’excellentes productions à rayonnement mondial depuis les années 1980. Les studios français tels que Quantic Dream, Ankama, ou Ubisoft sont en plein essor… et Aujourd’hui le « petit poucet » de 70 salariés lyonnais, Arkane Studios, signe Dishonored en octobre dernier qui trône actuellement dans le top 5 des ventes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Bref, la French-touch s’impose dans l‘univers du jeu vidéo mondial, et n’est pas prête de battre en retraite.

Un futur confortable

« J’ai le sentiment que le jeu-vidéo français arrive à un niveau de maturité vraiment important ». Michel Ancel, directeur créatif à Ubisoft et créateur des franchises Rayman et Lapins Crétins, est résolument optimiste quant à l’avenir de la conception française. Comment l’expliquer ? Grande expérience des studios qui n’en sont plus à leur coup d’essai, des équipes de plus en plus talentueuses mais surtout, la formation qui évolue : « Les créateurs de jeux sont formés en France dans des écoles dont la réputation et la qualité de l’enseignement s’améliore chaque année. C’est essentiel. » Autre élément de réponse : la France est un pays qui joue beaucoup. Le jeu vidéo est devenu le premier bien culturel du pays et en seulement 5 ans, le nombre de joueurs est passé de 17 à 28 millions, soit plus de 55% de la population française. Conséquence : « le niveau d’exigence et les attentes des joueurs pour chaque projet sont très élevés. » Quant à la crise, rien d’alarmant pour Michel Ancel : «les responsables des studios arrivent à manœuvrer dans la tempête, en mélangeant création et rentabilité économique. » Que les gamers ne s’inquiètent pas, la France du jeu vidéo a encore de beaux jours devant elle.

Elie Selam