F1 : le récap’ 2013

Ca y est ! Une nouvelle saison de Formule 1 reprend, et elle démarre sur les chapeaux de roue. Encore une domination écrasante des grosses écuries, ou des surprises venues des pilotes méconnus ? Les paris sont lancés pour l’année 2013. La trêve a été marquée par l’achat des droits de diffusion télé par Canal + (mince, il faudra payer pour voir les Grands Prix) et par l’annonce de quatre noms français qui prendront le départ deux dimanches par mois. Installez-vous quand même dans votre fauteuil, Buzzles s’occupe du récap’ des équipes et pilotes qui feront l’actualité automobile de cette année.

Trois écuries taillées pour la victoire

-Red Bull Racing : On ne change pas une équipe qui gagne dans l’écurie autrichienne. Quatre ans déjà que Sebastian Vettel, triple champion du monde, et Mark Webber sont associés. Et rebelote, cette année encore, ces deux-là semblent revêtir les costumes de favoris. Attention, la team Red Bull les attend quand même au tournant !

-Vodafone McLaren Mercedes : On avait l’habitude d’associer l’écurie anglaise à son charismatique pilote Lewis Hamilton, mais ce temps-là est révolu. Jenson Button endosse le rôle de leader tandis que le jeune Sergio Pérez tentera de réitérer ses quelques exploits de la saison précédente. On dirait que McLaren souhaite repasser en pole position, et ce, pas seulement le temps d’une course !

-Scuderia Ferrari : On pensait Felipe Massa sur le départ après sa triste 7e place du championnat la saison dernière. Et bien non ! Le Brésilien reste en piste sur sa Ferrari encore un an et sera accompagné de Fernando Alonso, devenu en trois saisons son mentor. Expérience et confiance, deux maîtres-mots qui pourraient permettre à l’écurie italienne de soulever enfin un titre mondial après cinq ans de disette.

Qui succédera à Sebastian Vettel ? Photo : DR

Qui succédera à Sebastian Vettel ? Photo : DR

Un turn-over qui pourrait réussir aux plus petites équipes

-Mercedes AMG Petronas : Si l’écurie allemande ne veut pas être ridicule cette saison, elle devra bannir un mot de son lexique : nostalgie. Après le départ du plus grand pilote de Formule 1 de tous les temps (oui oui, Michael Schumacher mérite ce titre), la team (reconduit Nico Rosberg en tant qu’élève, puisqu’un autre champion du monde (en 2008, déjà !) débarque : Lewis Hamilton. A voir si cette paire peut faire des miracles ou au contraire, enfoncer un peu plus Ross Brawn, le patron de Mercedes, dans les oubliettes.

-Lotus : Ah ! Le voilà notre premier français dans ces championnats du monde. Romain Grosjean, pas très brillant la saison passée, pourra quand même défendre ses chances aux côtés de l’inévitable Kimi Räikkönen, revenu en trombe après un court passage dans le monde des rallyes WRC.  La France entière attend un sacre d’un de ses pilotes. Mais cette année, elle a multiplié ses chances avec trois autres champions en lice. Alors Romain, fais un bon début de saison si tu ne veux pas que les Français misent sur un de tes compatriotes !

-Sahara Force India : Dernier pilote annoncé sur la grille de départ en février, l’Allemand Adrian Sutil fait figure de rescapé pour cette saison 2013. Entachée par une querelle avec le patron de l’écurie indienne, sa carrière semblait terminée l’an passé, avec seulement deux départs pris en 2012. Seulement, la jeune équipe n’avait pas trouvé d’autres pilotes pour le suppléer, et c’est en revanchard que Sutil conduira aux côtés de Paul Di Resta, le jeune Ecossais formé chez Force India. Une team qu’on aimerait voir un peu plus sur le devant de la scène.

La photo officielle des 11 écuries de F1. Photo : DR

La photo officielle des 11 écuries de F1. Photo : DR

Derrière, on mise sur les jeunes

-Sauber : L’écurie malchanceuse des championnats du monde devra correspondre au terme « sober » (sobre, en anglais) pour faire parler d’elle positivement. Côté pilotes, Nico Hülkenberg tentera d’épauler son équipier Esteban Gutiérrez, un jeune Mexicain prometteur qui pourrait lui voler la place de leader au sein de l’écurie. Quelques coups d’éclats peuvent surgir, mais on imagine mal les deux concurrents jouer des coudes pour les premières places.

-Scuderia Toro Rosso : L’écurie satellite de Red Bull aime jouer aux sièges éjectables avec ses pilotes. Daniel Ricciardo et Jules Vergne (second Français en compétition) l’ont bien compris, même s’ils étaient déjà à cette place l’année passée. Seulement voilà, il y a fort à parier que plus rien ne leur sera pardonné en 2013. Alors la bonne surprise peut se trouver parmi ce duo, d’autant qu’un siège se libérera à la fin de la saison chez Red Bull, puisque Mark Webber risque d’arrêter sa carrière.

-Williams : 2012 fût l’année des Williams, puisqu’en tennis l’américaine Serena Williams a remporté le titre olympique et que Pastor Maldonado a raflé le premier Grand Prix de l’histoire de l’écurie britannique en Espagne. Fière de cette victoire, l’équipe ne pouvait que le reconduire pour cette année, et a opté pour Valterri Bottas en tant que seconde main. Sur-motivée depuis deux ans, attention à ne pas caler en début de saison !

-Caterham : On dirait que l’écurie de Malaisie apprécie la french touch. Une fois encore, elle a sélectionné un petit Français, Charles Pic, pour montrer ce qu’elle a dans le moteur. Peu médiatisée, elle joue la carte de la jeunesse et dévoile au grand jour Giedo Van der Garde, ancien coéquipier de Charles Pic en GP2, l’antichambre de la Formule1. Récolter des points à chaque Grand Prix, un objectif qui paraît ambitieux, même si, avouons-le, on aimerait bien que des novices chipent parfois la vedette  aux cadors du championnat.

-Marussia : Russie et France entretiennent des liens de plus en plus étroits ces derniers temps (cf. Depardieu) et ce n’est pas en Formule 1 que ça changera ! L’écurie, sans pilote numéro 1 jusqu’en février, a décidé de faire confiance au Niçois Jules Bianchi, qui devra prendre sous son aile Max Chilton, tout nouveau sur le circuit. La jeunesse donc, même si la plus mauvaise écurie de 2012 risque de continuer à faire la voiture-balais.

Article à retrouver sur Vivallure.

                                                                                                          Vincent Bourquin