Entre silence radio et effervescence

La matinale est la vitrine de France Bleu Azur. Au réveil ou dans la voiture, ils sont 50 000 à l’écouter tous les jours (100.7 fm à Cannes), mais peu imaginent à quoi ressemble l’envers du décor. Avant de commencer, il y a beaucoup de boulot…

Remplaçant de la journaliste phare de la matinale, Jean-Baptiste Marie nous reçoit ce vendredi 22 mars. A seulement vingt-cinq ans, il présente les journaux aux côtés de l’animateur Thierry Mesnage. Un grand moment de plaisir qui a aussi ses mauvais côtés, à commencer par le réveil « très » matinal ! Car à 3 heures, alors que la plupart des Niçois sont dans les bras de Morphée, Jean-Baptiste arrive à la rédaction. L’open space est désert quand il s’installe à son bureau. En moins de trois heures, il devra écrire un bulletin d’information complet. Premier réflexe : contacter pompiers, policiers, gendarmes, pour savoir si un événement important s’est déroulé dans la nuit. Ensuite, les lancements des sujets laissés par les collègues doivent être écrits.

Ils sont 50 000 à écouter France Bleu Azur tous les jours.

Ils sont tous les jours 50 000 à écouter France Bleu Azur

Un travail toujours inachevé

A 5 h 30, alors que l’animateur Thierry Mesnage arrive à la rédaction, la nouvelle tombe. Deux personnes sont décédées à Nice dans l’incendie d’un appartement. Il faut donc réécrire une partie du bulletin d’information. Dans le même temps, les premiers journaux arrivent. L’occasion pour Jean-

Baptiste Marie de rédiger sa revue de presse. « Ils sont où mes textes ? » s’exclame Thierry Mesnage à l’autre bout de la pièce, déjà prêt à entrer dans le studio. Un peu avant 6 heures, le technicien arrive, tasse de thé et gâteaux à la main. C’est lui qui lancera les génériques et les sujets. Pas le droit à l’erreur ! Pour compliquer un peu plus sa tâche, les modifications sont fréquentes dans la matinale : « A la place de Roch Voisine, mets moi une musique plus courte et plus punchy… Tu n’as pas du Sylvie Vartan ? » Tout ça pour gagner un peu de temps lorsque le retard s’accumule ; car à 6 h 30 et à 7 h 30 précises, c’est France Info qui prend le relais pendant quelques minutes pour un bulletin d’information national.

Malgré les contraintes du direct, la bonne humeur est de mise. Durant chaque sujet les micros sont coupés et les blagues fusent. Mais gare au compte à rebours. 3, 2, 1 : à l’antenne ! Il faut redevenir sérieux. Thierry et Jean-Baptiste gèrent très bien ces changements à la seconde près. A 7 h 40, la journaliste Sophie Peyridieu arrive. Ce matin, elle interviewe par téléphone l’astrophysicien Hubert Reeves. D’habitude, l’invité est présent dans le studio. « Ça me perturbe de n’avoir personne en face » nous confie-t-elle. A 8 h 30, la matinale prend fin. Le travail des journalistes, non. La conférence de rédaction va démarrer dans quelques minutes. Et à 10 heures, enfin, Jean-Baptiste Marie pourra aller se coucher

Par Roman ARDEOIS, Romane IDRES, Jérôme MORIN