Jessica Errero, l’actrice montante du vieux port

La « Bonne Mère » peut être fière de l’une de ses protégées. Jessica Errero est une jeune actrice qui commence à multiplier les castings et les films à travers la France. Son nom ne vous dit peut-être rien mais cette métisse italienne risque bientôt de crever nos petits et grands écrans. Un talent certain pour une comédienne remplie de détermination, ce cocktail made in Marseille risque de conquérir la France. La rédaction de Buzzles a rencontré Jessica à Cannes, ville du cinéma.

Déterminée, la Marseillaise commence à toucher son but : devenir actrice (crédit photo : D.R.)

Déterminée, la Marseillaise commence à toucher son but : devenir actrice (crédit photo : Deucis Sensa (Beat Bounce)
http://deucis-sensa.book.fr)

Buzzles : Sur ta biographie en ligne, il est écrit que dès 10 ans tu savais que tu voulais devenir une actrice. D’où vient cette passion ? Y a-t-il un acteur / actrice en particulier qui t’a inspirée ?

Jessica Errero : Pour moi devenir actrice est avant tout un rêve de petite fille qui aujourd’hui est en passe de se réaliser. J’ai eu le déclic à l’école primaire lorsque j’ai fait une pièce de théâtre où j’interprétais le rôle d’une femme de 30 ans. Ensuite j’ai commencé à regarder des films et à vouloir être à la place des acteurs. Je n’ai pas spécialement d’acteur favori. J’essaie d’apprendre de chaque acteur. Une actrice que j’apprécie particulièrement c’est Marion Cotillard qui, dans le film « La Môme », est arrivé à faire passer beaucoup d’émotions. Par contre mon rêve serait de tourner avec Luc Besson. J’adore ses films et j’essaierai par tous les moyens de tourner pour lui.

B : Comment tes parents ont-ils réagi lorsque tu leur as annoncé que tu voulais devenir une actrice? T’ont-ils toujours soutenue ?

J.E. : Mes parents donnent tout pour leurs enfants. C’est en partie grâce à eux si aujourd’hui mon rêve de devenir actrice se concrétise. Ils m’ont toujours soutenue et n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres pour que je passe un casting. Ils ont vu que j’avais la détermination pour percer dans ce métier et que je pouvais m’épanouir. Ils n’ont alors jamais douté de moi et m’encourageaient perpétuellement.

B : Tu as vécu un an à Paris où tu as intégré l’école de comédien Acting International. Qu’est-ce que cette école très prisée t’a apporté ?

J.E. : Grâce à  cette école, j’ai pu approfondir mon jeu d’acteur et gommer certaines mimiques, estomper mon accent marseillais. Lors des castings maintenant j’arrive à parler sans accent, chose que j’étais incapable de faire avant. De plus j’arrive désormais à faire passer plus d’émotions dans mon jeu d’acteur et ainsi être plus crédible aux yeux des spectateurs et téléspectateurs.

B : En 2008, tu fais ta première apparition sur les petits écrans français grâce à un jeu concours que tu as remporté pour de futurs jeunes acteurs. Pourquoi et qu’est-ce qui t’a poussée à participer à ce concours ?

J.E. : Depuis toute petite j’aime les challenges et là j’avais la chance de pouvoir me comparer à d’autres acteurs. Remporter ce concours m’a permis d’avoir un rôle dans une série sur TF1 « Mystère à la colo ». Je n’avais que 14 ans à l’époque et pouvoir me voir ensuite sur les écrans c’était juste incroyable. Ce concours marque véritablement pour moi le début de ma jeune carrière.

B : En 2010 tu remportes un autre concours, cette fois de beauté.  On est bien loin des écrans de cinéma, pourquoi avoir choisi de faire ce concours ?

J.E. : C’est très simple en fait, la mode me plait. Je ne me fais pas d’illusion, je ne deviendrai pas mannequin car je ne fais qu’1 mètre 64. Mais ce concours de beauté m’a permis de rencontrer des réalisateurs et notamment Jacques Beynet qui m’a promis des choses même si pour l’instant j’attends toujours… (rires).  Avec ce concours j’ai acquis de la confiance en moi.

B : A partir de 2009, tu as commencé à enchainer les concours, les pubs et tournages. Comment as-tu réussi à associer tes études et ta passion?

J.E. : A vrai dire je n’ai pas réussi. J’étais en première scientifique avant de me réorienter vers une première STG Communication. Malgré ça, je n’ai pas réussi à associer les deux et j’ai privilégié ma passion avant les études. Je n’allais que très rarement en cours et j’ai raté mon baccalauréat. J’ai loupé mon rattrapage car je revenais d’un tournage situé à sept heures de route de Marseille. Pas mal de gens me demandent ce que je vais faire si je n’y arrive pas mais dans ma tête, je ne peux qu’y arriver, je ne peux pas échouer ! J’ai de la détermination et je n’ai qu’une seule vie : donc ça va marcher !

B : On a aussi pu te voir sur le net dans la web série « Glam World« . Dedans tu tiens le rôle d’une garce prétentieuse remplie de stéréotypes. Quel souvenir gardes-tu de cette série ?

J.E. : J’ai fait cette série avant de faire mon école de comédie. J’ai pris du plaisir sur le tournage et je pense avoir acquis un peu plus d’expérience. Néanmoins je reste déçue du résultat obtenu après montage.

Ce rôle de la garce a été simple à jouer car il est plus facile de jouer dans l’exagération plutôt que dans la subtilité et la retenue. Cette fille ne me représente pas du tout car dans la vie je suis quelqu’un d’ouvert aux autres et j’aime donner.

Toutefois, je ne regrette pas d’avoir participé à cette web série car des personnes du Festival de Cannes m’ont contactée pour des courts-métrages. J’ai refusé ces propositions car il y avait de la nudité dans certaines scènes et je ne me voyais pas tourner nue alors que ma carrière n’est pas lancée.

B : As-tu déjà pensé à tout arrêter et à te dire que malheureusement ce rêve ne resterait qu’un rêve ?

J.E. : Au début surtout où j’enchainais les castings sans réponse. On se dit qu’on n’y arrivera pas mais je n’ai jamais baissé les bras. Comme je l’ai dit je suis quelqu’un de déterminé et je n’ai pas peur de traverser la France ou d’autres pays pour obtenir un rôle. Je veux y arriver et je vais tout faire pour devenir ce que j’ai toujours voulu être.

Jessica Errero est ici en plein tournage d’une publicité pour une célèbre banque française  (crédit photo : D.R.)

Jessica Errero est ici en plein tournage d’une publicité pour une célèbre banque française (crédit photo : D.R.)

B : 2013 est pour toi l’année de la révélation avec ton premier rôle sur les écrans de cinéma. Comment as-tu vécu cette consécration ?

J.E. : D’abord je n’ai pas réalisé tout de suite que j’allais passer dans les cinémas. Je tournais à l’habituel. J’ai vraiment pris conscience lorsque je me suis vue lors de l’avant-première. C’était vraiment quelque chose de fantastique. Je touchais enfin ce rêve si difficile à atteindre. Ce film  (« La vraie vie des profs », réalisé par Albert Pereira et Emmanuel Klotz) marque le début de ma carrière d’actrice !

Derrière j’ai eu pas mal de propositions comme de la télé-réalité mais je refuse à chaque fois. Je ne veux pas qu’on me prenne pour une personne que je ne suis pas car la téléréalité renvoie les personnes à des rôles. Sur les réseaux sociaux aussi on a commencé à me suivre et à m’envoyer des messages pour me féliciter. Me voir sur les grands écrans était un rêve de petite fille, maintenant j’espère devenir une actrice connue et reconnue.

B : Pour terminer, as-tu une anecdote à nous faire partager ?

J.E. : Dans la rue, on commence à peine à me reconnaitre. Au début ça fait bizarre mais c’est très plaisant. Sur Marseille, trois enfants m’ont reconnue et voulaient un autographe. Problème je n’avais pas anticipé la chose et je crois leur avoir fait des autographes différents. Maintenant le problème est résolu, j’ai ma signature (rires).

Pour cette fin d’année, Jessica a des projets qui pour le moment demeurent secrets. On espère toutefois la revoir très vite à Cannes et cette fois sur les marches du festival.

Axel Bluteau

La filmographie de Jessica Errero

2008: « Mystère à la colo » – série jeunesse
2010: silhouette dans « Plus belle la vie »
2011: Main dans la main – long métrage de Michael Yanardag
2011 – 2012: « Glam World » – web série
2012: Apparition dans « Au nom de la vérité » – série télévisée
2013: « La vraie vie des profs » – réalisateurs Albert Pereira et Emmanuel Klotz

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