Journalisme : place au multimédia

Nicolas Becquet, développeur éditorial pour le site du journal économique belge L’écho est aussi un passionné des nouveaux outils en ligne qui permettent d’enrichir la couverture médiatique d’un événement. Celui qui décrit avec passion sur son blog MediaType.be les multiples façons de faire du journalisme 2.0 a présenté ce jeudi à une assistance multigénérationnelle ce que l’on peut accomplir avec un iPad. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec Nicolas Becquet, « le journalisme à la papa » n’est plus d’actualité.

Nicolas Becquet a manié humour et outils multimédia ce jeudi. Photo S.H.

Nicolas Becquet a manié humour et outils multimédias ce jeudi. Photo S.H.

« On peut enrichir un article avec peu d’argent, se réjouit, en guise d’introduction, le journaliste. Il faut décloisonner les pratiques et les supports, utiliser les médias sociaux. » Et Nicolas Becquet d’ajouter : « Ça ne veut pas dire qu’un journaliste doit tout savoir faire. » Car pour appréhender les nouveaux outils, il faut du temps et de l’expérience. L’idée, pour Nicolas Becquet, c’est « d’avoir un angle précis et savoir ce que l’on doit aller chercher sur le terrain dès le départ ». Une photo pour aborder tel point, une vidéo Instagram pour tel autre, etc. « Ça permet de croiser les supports et les temporalités. », explique le développeur du site L’écho, chevronné en matière de nouvelles technologies. Ensuite ? On joue aux Legos avec le site Storify qui permet d’agréger différents contenus sur une même page (tweets, vidéos Youtube, etc.), tout en faisant la part belle à la titraille (titre et chapô automatiques, possibilité de mettre des intertitres).

Problème : « On assiste à des dérives dans les Storify des journalistes, qui mettent des tweets sans indiquer le contexte. Ça n’a pas trop de sens. », déplore Nicolas Becquet. Dans ce contexte, la rédaction des Assises du journalisme 2013 a retenu deux autres astuces pour dynamiser l’écriture d’un article web par le biais du site Storify.

  • La vidéo Instagram. D’une durée de 15 secondes maximum, elle permet de donner une ambiance, ou de faire un résumé (rapide !) de la situation.

  • Le son Soundcloud, utile par exemple pour le classique « Trois questions à ».

A noter que les applications de captage, montage, et diffusion d’images, de sons, et de vidéos, sont plus nombreuses et par conséquent plus variées sur iPad par rapport aux autres tablettes. Exemple : chez Apple, il est possible d’enregistrer sa voix par-dessus des images que l’on fait défiler avec son doigt. On peut également, avec quelques connaissances informatiques, diffuser en live une conférence de presse… ou un débat des Assises du journalisme. De quoi clouer le bec à une assistance qui n’était pas avare de questions à la fin de la démonstration.

Jérôme Morin

Simon Hue

Pour aller plus loin : mediatype.be/assises2013/