La plainte pour «détournement de fonds publics» contre Estrosi classée sans suite

Nous vous en parlions le 16 février dernier. Une enquête préliminaire avait été ouverte suite à la plainte déposée le 21 janvier dernier par Jean-Noël Falcou (militant d’EELV et membre de l’association anti-corruption Anticor) contre Christian Estrosi pour « détournement de fonds publics ».

L’avocat de l’élu a indiqué le 8 novembre dernier à France 3 Côte-d’Azur que cette enquête préliminaire avait été classée sans suite, en l’absence d’une « volonté intentionnelle » de commettre un délit. Une aubaine pour Christian Estrosi qui vient d’annoncer qu’il était candidat à sa propre succession à la mairie de Nice.

Pour rappel, Jean-Noël Falcou reprochait au député-maire Christian Estrosi l’envoi simultané, au mois de juillet, d’un courrier de remerciements à ses électeurs et d’un tract de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy ; le tout aux frais de l’Assemblée nationale.

L'enquête préliminaire ouverte contre Christian Estrosi le 21 janvier dernier pour détournement de fonds publics a été classée sans suite. Crédit AFP

L’enquête préliminaire ouverte contre Christian Estrosi le 21 janvier dernier pour détournement de fonds publics a été classée sans suite. Crédit AFP

Mediapart rappelait à l’époque que seules « les correspondances de nature parlementaire, c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. En revanche, les correspondances d’ordre privé ainsi que les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux) ne bénéficient pas de cet affranchissement. »

L’entourage du député-maire de Nice s’est toujours défendu de toute soustraction volontaire de fonds publics, plaidant une erreur humaine, « faite à [la] permanence parlementaire ». « La majorité des bulletins de cette association a été adressée avec des enveloppes et des timbres facturés à la permanence parlementaire de Christian Estrosi. », ajoute également l’entourage de Christian Estrosi dans les colonnes de Nice-Matin.

Jérôme Morin