Les RDC vendent la mèche

Fascinant, troublant… Dérangeant. Le secret d’État ne laisse personne indifférent. « Inévitable dans une démocratie moderne » pour l’écrivain et philosophe Paul Valéry, ces secrets de polichinelles posent pourtant un problème de taille.

Aujourd'hui, les débats font place au secret d'Etat.  (crédit Nathan Gourdol)

Aujourd’hui, les débats font place au secret d’Etat. (crédit Nathan Gourdol)

Comment les citoyens peuvent-il exercer leur pouvoir souverain si une partie des opérations qui déterminent les choix de l’État leur restent inaccessibles ? Durant l’été 2010, un nom est abondamment repris dans les médias. Il s’agit du sulfureux Wikileaks. Il est rapidement devenu synonyme de révélations inédites de documents classés « confidentiels », rendant publiques plusieurs millions de notes émanant de différentes ambassades, ministères et services de renseignements. De la divulgation par Daniel Ellsberg en 1971 des Pentagon Papers jusqu’à l’actuel Wikileaks de Julian Assange, les méthodes pour révéler les documents occultes des institutions ont relativement évolué.

Ce samedi, les Rencontres de Cannes font la part belle aux secrets d’États. Après les réflexions philosophiques de Laurence Vanin, le Théâtre de la Croisette accueillera une table ronde au cour de laquelle interviendront le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, le magistrat Eric de Mongolfier, la journaliste de France Inter Amaëlle Guiton, l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense Pierre Joxe ou encore la rédactrice en chef du magazine Causeur, Élisabeth Lévy. La journée se terminera par la projection de La vie des autres, de Florian Henckel von Donnersmarck.

 Simon Hue