La bonne santé du cinéma français

Si le poids économique de l’industrie du cinéma dans l’Hexagone a pu être négligé par le passé, les temps sont désormais à la prise en considération. Celle-ci est reconnue pour sa contribution au produit intérieur brut (PIB) et se classe même dans les secteurs encore générateurs de revenus et d’emplois.

Avec plus de 200 millions d’entrées chaque année, le cinéma français est le premier marché en Europe, et le troisième producteur mondial de films. Si le secteur représente seulement 0,3 % du PIB, selon une étude du Centre national du cinéma (CNC) publiée en octobre, son impact économique global est plus large.

The Artist, symbole de la réussite du cinéma français, avec plus de 13 millions d'entrées à l'étranger. (© Warner Bros)

The Artist, symbole de la réussite du cinéma français, avec plus de 13 millions d’entrées à l’étranger. (© Warner Bros)

Au-delà des seules recettes de films (1,4 milliard d’euros en 2012), le secteur dégage un chiffre d’affaires de 4,38 milliards d’euros et génère 105 890 emplois, d’après le premier « Panorama des industries culturelles et créatives », publié début novembre à l’initiative des professionnels du secteur. A cela, il faut ajouter les effets indirects de l’industrie du cinéma sur l’économie française car un film, ce sont aussi des retombées : locations de véhicules, restauration, etc.

Une internationalisation bénéfique

Toujours selon le CNC, le cinéma français connaît également un succès grandissant à l’étranger. En 2012, les recettes d’exportation des films français ont atteint 211,3 millions d’euros, en forte hausse, grâce aux succès de Taken 2, Intouchables et The Artist, qui concentrent à eux seuls 62,6 % des entrées de films français à l’étranger, selon Unifrance, chargé de la promotion du cinéma français dans le monde.

L’industrie cinématographique française a donc fait les bons choix, et en récolte les fruits.

Nathan Gourdol