Carrie 2013 : la vengeance sera-t-elle de taille ?

La nouvelle adaptation de Carrie, roman culte de Stephen King, est sortie dans les salles américaines en octobre. En France, le 4 décembre dernier. De quoi passer un Noël sanglant…

Après Brian de Palma et David Carson, c'est la réalisatrice Kimberly Pierce qui s'attaque à Carrie, best-seller de Stephen King. Source : DR

Après Brian de Palma et David Carson, c’est la réalisatrice Kimberly Pierce qui s’attaque à Carrie, best-seller de Stephen King. Source : DR

« Dieu ne vous aidera pas ». Une simple phrase qui annonce pourtant la couleur du film. Rouge, très rouge. Une ambiance à vous glacer le sang. Le pouvoir de tout détruire.. Être Carrie White, une lycéenne absolument pas comme les autres, ce n’est pas une mince affaire. Et pourtant, en 2013, Chloë Grace Moretz se glisse dans la peau de ce personnage aux pouvoirs surnaturels. A ses côtés Julianne Moore joue le rôle de sa mère complètement folle, Margaret White. Un rôle qui pourrait rappeler celui de Barbara Daly Baekeland dans Savage Grace (2007). Une mère monstrueuse car incestueuse. Mais cette fois-ci pas de péché de chair. Surtout pas ! Madame White (en français « blanc ») se doit, au contraire, de bien porter son nom.

Carrie est le premier roman publié par S. King, en 1974. Deux ans plus tard Brian de Palma dirige un long-métrage éponyme. A l’affiche: Sissy Spacek et Piper Laurie, toutes deux nominées aux Oscars de 1977. Le film est un succès confirmé par les critiques. Une référence dans le genre « épouvante », à l’image du livre… Et pour cause : des personnages hors-normes au service d’une histoire terrifiante.

Carrie, une « college girl » comme dirait Sirkis…

« Dieu merci ! », voilà ce que la jeune fille ne risque pas de dire ! Pas avec une mère totalement fanatique. Croyante obsédée, elle ne manque pas d’enfermer sa fille dans un placard pendant des heures en la forçant à prier. Elle n’hésite pas non plus à la frapper, ni à se frapper elle-même la tête contre un mur de manière compulsive. Et à l’école, ce n’est pas mieux. Comme dans le clip « College Boy » d’Indochine, Carrie est le bouc-émissaire de tous ses camarades. Harcèlement, insultes et humiliation. Tous contre une, une contre tous !

Julianne Moore (à gauche) et Chloë Grace Moretz se partagent l'affiche de Carrie, la vengeance, produit par Metro-Goldwyn-Mayer et Screen Gems. Source : DR

Julianne Moore (à gauche) et Chloë Grace Moretz se partagent l’affiche de Carrie, la vengeance, produit par Metro-Goldwyn-Mayer et Screen Gems. Source : DR

Julianne Moore et Chloë Grace Moretz forment un casting alléchant. Kimberly Peirce, la réalisatrice, est quant à elle à l’origine de Boy’s don’t cry (1995).

La bande annonce :

Lora Goleminova