Le littoral attire de moins en moins les habitants des Alpes-Maritimes

crédits F. C. Nice-Matin

Nice n’attire plus les habitants

Les grandes villes du littoral azuréen n’attirent plus. A quelques exceptions près, elles observent un seuil migratoire quasi nul depuis douze ans au bénéfice des communes du moyen pays. 

Alors que l’Insee vient de publier les derniers chiffres du recensement, Buzzles a établi une carte de l’évolution de la population des communes des Alpes-Maritimes de 1999 à 2012. Analyse.

  • Le littoral moins attractif

La population des Alpes-Maritimes a augmenté de 6,8 % en douze ans quand celle de sa capitale Nice ne dépassent pas les 1%. Parmi les grandes villes de littoral, seule Cannes semble tirer son épingle du jeu, avec une hausse de 8% de sa population.

Sur une augmentation totale de 66 863 habitants dans le département, les six plus grandes villes n’observent qu’une hausse modeste de 22 806 habitants. Les plus grandes migrations ont lieu dans les communes de moins de 30 000 habitants.

Le prix très élevé de l’immobilier, l’absence de nouveaux terrains constructibles peuvent être des raisons de cet « exode ».

L'évolution de la population dans chaque commune des Alpes-Maritimes. (D.R)

L’évolution de la population dans chaque commune des Alpes-Maritimes. (D.R)

  • L’arrière-pays séduit

Les habitants des Alpes-Maritimes se tournent de plus en plus vers les communes en périphéries des grandes villes, notamment vers l’arrière-pays. En témoigne la forte augmentation de la population des communes du plateau de Grasse, comme Saint-Vallier-de-Thiey (+53,68%) et Saint-Cézaire-sur-Siagne (+30.9%). C’est dans les toutes petites communes qu’on observe les plus fortes croissances démographiques. La Penne arrive en tête avec une hausse de 95%.

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Évolution de la population des villes des Alpes-Maritimes de plus de 20 000 habitants entre 1999 et 2011

Vincent Bourquin

Victor Vasseur

Méline Escrihuela