Le Costa Concordia quittera l’île du Giglio en juin

Ce vendredi,  le chef de la protection civile italienne a indiqué que la petite île serait débarrassée du paquebot au mois de juin. Il y a presque deux ans, le navire de croisière du Costa Concordia faisait naufrage sur l’île du Giglio (Italie), provoquant la mort de 32 personnes.

Les opérations de dégagement du Costa Concordia ont lieu depuis septembre. (D.R)

Les opérations de dégagement du Costa Concordia ont lieu depuis septembre. (D.R)

 Opération de redressement réussie

Depuis septembre, l’opération de redressement du navire se déroule sans encombre en Méditerranée. « Nous confirmons que le mois de juin reste celui de l’enlèvement du navire. Toutes les conditions sont réunies pour que les délais soient respectés, sauf imprévus », a annoncé Franco Porchellacchia, chef du projet de l’opération.

La compagnie Costa a d’ores et déjà lancé un appel d’offres pour trouver le port d’accueil et la société la plus adaptée au démantèlement du mastodonte. Une douzaine de ports se sont dit intéressés, dont celui de Marseille.

 Après l’enlèvement, le démantèlement

Plusieurs interventions autour de l’armature du géant des mers devront permettre de le dégager des récifs italiens. Pour des raisons météorologiques, elles n’auront pas lieu avant quelques semaines. « Nous installerons quinze caissons sur le côté droit et quatre sur le flanc gauche, mais pas avant avril », confie Franco Porchellacchia.

Une fois en place, ils seront vidés de l’eau qu’ils contiennent pour faciliter la flottabilité du navire, et ainsi permettre son enlèvement. Cette phase, la plus délicate de l’opération, devrait durer entre sept et dix jours.

Muni de ces caissons, le Costa Concordia mesurera 300m de longueur et 60 de largeur. Son tirant d’eau, c’est-à-dire la partie immergée du bateau, devrait atteindre plus de 18m. Il s’agit du principal problème pour recevoir le navire, de plus de 40 000 tonnes. La fin de son démantèlement est prévue dans deux ans.

La compagnie Costa Croisières est parvenue à un accord avec la justice en avril dernier. Elle a écopé d’une amende d’un million d’euros mais échappe à tout procès pénal. Une marche blanche est organisée lundi 13 janvier, deux ans jour pour jour après le naufrage.

Vincent Bourquin