De nouveaux affrontements entre les manifestants et la police à Kiev

 De violents affrontements entre la police et des manifestants ont éclaté dimanche 19 janvier à Kiev, le long de la route menant au palais présidentiel et au Parlement. Ceux-ci interviennent suite à l’adoption de nouvelles lois renforçant les sanctions contre les protestataires. Certaines personnes, le visage cagoulé, sont armées de bâtons. Les forces de l’ordre ont riposté à l’aide de matraques et de gaz lacrymogènes. Les tensions ne se sont toujours pas apaisées depuis.

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Les affrontements sont de plus en plus violents. (Crédit photo : REUTERS.)

Réclamations

Les groupes de manifestants les plus violents ont détruit trois voitures de police ; l’une d’entre elles a pris feu. Les violences ont commencé lorsque des manifestants en faveur de l’entrée de l’Ukraine dans l’Europe ont quitté la place Maïdan – où pour quelques heures se sont rassemblés des dizaines de milliers de personnes protestant contre le président Viktor Ianoukovitch et le gouvernement ukrainien – et ont essayé de briser les barrages de police pour atteindre la zone des couloirs du pouvoir.

Casques et masques

La nouvelle loi signée par V. Ianoukovitch a attisé les critiques des groupes de défense des libertés individuelles  et des pays étrangers. Elle interdit aux manifestants le port de casques et de masques.  «Nous déclarons illégale la nouvelle législation adoptée» certifie V. Klitschko, chef de l’opposition. En signe de protestation, les organisateurs des manifestations, en tête de cortège, portaient des casques de protection. Pendant les affrontements, plusieurs explosions ont retenti et de hautes colonnes de fumée sont apparues au-dessus de la foule. Les militants n’ont cessé de scander des slogans tels que «Honte » et « Révolution». Certaines personnes ont été blessées puis soignées par les médecins sur place. Depuis le début des manifestations le 21 novembre 2013 , des dizaines de dirigeants de l’opposition ainsi que des journalistes ont été agressés, menacés ou mis en accusation.

Lisa La Face