Handicapés ou non : tous au handball

Une quarantaine d’enfants handicapés se sont retrouvés jeudi 6 février dans un gymnase cannois pour découvrir le handball, accompagnés des joueuses du club professionnel de Cannes.

 Les enfants posent fièrement avec leur médaille à la fin de la journée (photo : Manon David).

Les enfants posent fièrement avec leur médaille à la fin de la journée (photo : Manon David).

« L’objectif de la journée, c’est le plaisir ! », annonce Laetitia Fiori, la chargée de développement de la Ligue Côte d’Azur de handball. Le gymnase Ranchito de Cannes résonne des rires et des cris des enfants. Quarante jeunes d’IME (Instituts médico-éducatifs) et d’ITEP (Instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques) des Alpes Maritimes viennent découvrir le handball. Ils ont entre 6 et 16 ans et grâce à l’AS Cannes Handball et au Comité 06 de sports adaptés, ils vont participer à cette journée de « Hand’Adapté ». Une première pour la ville. Une première aussi pour ces enfants.

Découvrir le handball

Sur le terrain, des plots, des cerceaux, des ballons à formes variables et même des trampolines n’attendent plus que les joueurs. Il est 10h, les enfants débarquent de leur mini-bus. Accompagnés de leurs éducateurs, ils viennent d’instituts de différentes villes du département. A peine entrés dans le gymnase, certains se précipitent sur les ateliers. Ils sont tout excités d’être ici. Pendant que les éducateurs font l’appel, l’un s’empare d’un ballon et l’envoie au fond des cages. D’autres sont plus timides et restent dans leur coin, attendant les instructions. Pour ne pas se faire de blessures, tout le monde forme un cercle et suit l’échauffement dirigé par Sarah Mathieu, employée du club de Cannes.
Les enfants sont répartis en petits groupes et tournent sur chaque atelier. « L’objectif est éducatif mais il est aussi de faire travailler la motricité, explique Laetitia Fiori. Éducatif puisque des règles sont mises en place et il faut les respecter. Motricité parce qu’il va falloir faire des parcours, des sauts, des courses, des passes, des tirs et des exercices sensoriels. ». Stacy, 15 ans, pratique le judo. C’est la première fois qu’elle joue au handball et elle s’en sort très bien  : « J’aime beaucoup le sport et le handball me plaît. » Pour Tim, c’est plus compliqué. Il a du mal à se concentrer. Son handicap est plus lourd et il a besoin d’être accompagné sur les exercices. Mais dès qu’il trouve un partenaire, il enchaîne les passes. A son sourire, on devine qu’il est content de lui.

Du jeu pour apprendre

Pour Raphaëlle Château, organisatrice de la journée et chargée de développement au Comité Départemental de Sport Adapté, le but est « de faire comprendre aux éducateurs que le handball est aussi accessible aux handicapés mais qu’il suffit de l’adapter. ». Pari réussi. Après la pause pique-nique au soleil, les enfants reprennent le chemin des terrains. Pendant deux heures de matchs, ils s’affrontent entre équipes : leurs éducateurs, les joueuses de l’AS Cannes et les organisateurs de l’événement. De grands éclats de rire, quelques chutes, de nombreux marchés mais beaucoup de buts. Certainement pour petits et grands, de bons souvenirs. La journée s’achève sur une remise de médailles. Moment de fierté pour les apprentis Jackson Richardson et Allison Pineau.

Sarah MATHIEU (employée de l'AS Cannes) et Davor BRKLJACIC (entraîneur dans le club) ont accompagné les enfants dans leur découverte. (crédit photo : Laetitia Fiori)

Sarah MATHIEU (employée de l’AS Cannes) et Davor BRKLJACIC (entraîneur dans le club) ont accompagné les enfants dans leur découverte. (crédit photo : Laetitia Fiori)

Un travail d’équipe

En 2017, la France accueillera le Mondial de handball ainsi que celui de handball adapté. De quoi motiver la Fédération française de Sports Adaptés à développer ce sport auprès des handicapés. Des journées comme celle-ci, la Ligue Côte d’Azur veut en organiser d’autres. La prochaine sera le 21 février à Saint Raphaël, en partenariat avec le club de handball de la ville.
Nimétigna Keita , demi-centre à l’AS Cannes, est heureuse d’avoir participé à la réussite de cette journée. « J’ai passé de très bons moments. Ça reste des enfants, ils courent, ils rient… J’ai retenu quelques petits prénoms, alors à refaire sans problème ! »

Manon DAVID

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