L’incroyable beat de Break the Floor

La huitième édition de la compétition internationale de breakdance Break the Floor  s’est tenue samedi 22 mars, au Palais des Festivals de Cannes. Retour sur une soirée qui a mis le feu à la scène du Grand Auditorium.

 

Le rideau s’ouvre sur cette nouvelle édition…

 

Le casting, « la crème de la crème »

Au programme de la soirée, dix équipes de talents en herbe ou déjà confirmées, venues du monde entier. Certaines sont des groupes connus, d’autres ont été formées spécialement pour l’évènement, par les organisateurs de Break the Floor. Toutes sont remarquables. Mais on retiendra en particulier l’exceptionnel So Unikid , un groupe de gosses âgés de neuf à treize ans, arrivé en deuxième place au concours Incroyable Talent en 2013 et champion de France en chorégraphie hip-hop. Leur chorégraphe, d’ailleurs ? Sophiane Boukabache , qui est aussi le chorégraphe de So United Crew , le So Unikid version adultes. Les deux groupes ont d’ailleurs présenté une chorégraphie commune, en exclusivité internationale :

 

Mais il serait absurde de passer à côté des autres équipes. On pense en particulier aux gagnants de cette édition, les Coréens Morning of Owl 

 

 

À ne pas oublier non plus : la « dream team » (c’est ainsi que le présentateur appelle les équipes formées spécialement pour la compétition) composée exclusivement de filles. Karim les présente : « Elles viennent de Tokyo, de Sofia ou encore d’Osaka. C’est l’élite internationale dans la catégorie féminine et vous allez voir, ce sont de vrais bonhommes ! ». La définition semble juste. Le gang de tueuses, toutes championnes dans leur pays d’origine (voire championnes du monde pour certaines) se défend très bien face à une équipe de garçons, notamment par leur dextérité du haut du corps, plus souple que pour le sexe opposé. Sans omettre les Niçois grandement soutenus par le public, Objectif Lune. Chaque danseur a ses particularités et sa singularité. Le jury, composé de trois danseurs de breakdance, ne peut rester neutre face à certaines performances. Des visages concentrés et des « oh ! » de surprise confirment leur admiration.

« La danse est un vecteur de pacification »

Ce soir, c’est aussi l’occasion de parler actualité. Car parmi les danseurs se distingue une équipe des plus courageuses. Trois Russes et un Ukrainien ont tenu à venir spécialement pour l’évènement et ce, malgré les grandes tensions qui règnent dans leurs pays. L’un d’entre eux a dû faire trente heures de voyages, faute de pouvoir prendre l’avion (tous les vols ont été annulés). Ce groupe, c’est The Sons of USSR (s’opposant ici à la « dream team » féminine). Durant la soirée, on notera notamment le fair-play remarquable entre les équipes. Accolades à la fin de chaque battle, rires en bord de scène… Les danseurs ont fait connaissance ces derniers jours et ne sont pas venus que pour gagner.

Break the Floor, la promotion de la culture urbaine

 

 La scène du Palais est aménagée à la manière d’un amphithéâtre. Sur les côtés, deux Smart. (Crédits : Alban Ferrand)

La scène du Palais est aménagée à la manière d’un amphithéâtre. Sur les côtés, deux Smart. (Crédits : Alban Ferrand)

 

Sur les côtés, en avant-scène, deux Smart. Un bon coup de pub donc, pour la marque partenaire de l’évènement. Et entre chaque battle, Karim ne manque pas de présenter les acteurs de la culture urbaine qui lui sont proches : l’association « SOS Kiné du Sport », qui crée des partenariats entre des kinés et des sportifs pour des évènements tels que Break the Floor (« car le break, c’est un art mais c’est aussi un sport », précise Karim au public), mais aussi l’entrepreneur cannois Original Street Bastard , créateur incontesté de vêtements, véhicules et autres objets personnalisés. L’artiste pratique aussi les fresques murales, pour décorer son intérieur. Il le dit lui-même : « Apportez vos photos par exemple, je fais aussi des portraits de vous, de vos amis et de vos stars préférées. Mais attention, mon enseigne change tous les mois ! Ouvrez l’œil pour reconnaître mon emplacement à Cannes ».Et Karim d’ajouter : « Avec lui, on est bien loin des clichés du vandalisme de rue. Son travail, c’est de l’art ! ».

Pour clôturer la soirée en beauté, Karim annonce la diffusion « en avant-première internationale » du Happy in Cannes, tourné bénévolement par une équipe de professionnels.

Après le spectacle, Buzzles est allé à la rencontre du public :

 

Suzanne Shojaei

Plus de vidéos sur la chaîne Youtube  de Break the Floor.