Ces Bleus là savent tout faire

Ce match contre les Suisses sonnait comme le premier vrai test pour jauger le niveau des Bleus. Les hommes de Didier Deschamps ont montré qu’ils étaient capables de tout faire sur ce match. Et c’est peut-être ça la force de cette équipe.

Mathieu Valbuena bat Benaglio, le portier suisse. (Crédit photo : FFF)

On s’attendait à un match fermé, dans la lignée des derniers France – Suisse. Hier soir, les Helvètes ont ouvert les vannes. Des espaces, des espaces et encore des espaces pour des Français qui ne demandaient qu’à s’y engouffrer. Patient dans un premier temps lors de la phase d’observation, le bloc français a décidé de passer à la vitesse supérieure rapidement. Une défense solide, un milieu de terrain explosif et une attaque efficace, c’est la bonne recette de cette équipe de France qui s’est montrée complète. D’abord, en étant capable de mettre à profit ses grands gabarits sur le but d’Olivier Giroud (17ème, sur coup de pied), puis en profitant des temps faibles de l’adversaire pour l’enfoncer un peu plus et exploiter à merveille les récupérations hautes, comme sur le but de Blaise Matuidi (18e). Aussi en exécutant une contre-attaque parfaite sur le but de Valbuena (40e) à en faire rougir le Real Madrid, véritable expert en la matière. Ensuite sur des actions rondement menées comme sur la galette de Pogba pour Benzema qui a conclu en renard après un appel latéral digne des plus grands. La panoplie offensive des Bleus est large.

Pourquoi Giroud et Sissoko ?

Au coup d’envoi, exit Griezmann et Pogba. Le Turinois a vu Moussa Sissoko lui être préféré. Vraisemblablement pour combler l’immaturité défensive de Paul Pogba, sous le coup d’un carton jaune rappelons-le. Sissoko a étalé son volume de jeu, comme le lui a sûrement demandé Deschamps. Si la titularisation d’Antoine Griezmann contre le Honduras se justifiait par un choix tactique, celle d’Olivier Giroud aujourd’hui s’explique pareillement. Du 4-2-3-1, on passe officieusement à un 4-4-2 en losange dans lequel Matuidi et Sissoko avaient pour tâche de bloquer les montées des très offensifs Rodriguez et Lichtsteiner. Un choix gagnant à la vue du score.

Benzema et Valbuena, électrons libres

Si Olivier Giroud est un véritable point d’ancrage, Karim Benzema et Mathieu Valbuena se baladent littéralement entre les lignes. Sur le papier, Benzema est ailier gauche. Sur le terrain, on dira que c’est un meneur offensif. Et les promenades entre les lignes suisses des deux attaquants français ont offerts de nombreuses solutions au trident du milieu de terrain tricolore. Le but de Sissoko en fin de match est dû en grande partie au recul de Karim Benzema sur l’action, qui se poste en véritable organisateur du jeu français. Sur le plan défensif, nos milieux de terrains ont été oppressants, à l’image d’un Yohan Cabaye au four et au moulin dans ce match. La défense a couvert toute sa zone, prenant les Helvètes à deux lorsque ce fut nécessaire. Une sorte de défense en tiroir à la mode du handball qui aura toutefois encaissé deux buts : Dzemaili transforme un coup franc lointain (81ème) et Xhaka (87ème) profite d’une erreur d’alignement des Français. Les Suisses, à la rue derrière, ont fini par montrer qu’ils avaient des atouts devant, quand ils ont joué haut…

Jérémy Satis

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