Aelita Andre, graine d’artiste

Aujourd’hui âgée de 7 ans, Aelita Andre, souvent qualifiée de prodige, est connue depuis quelques années pour ses œuvres surréalistes. Plus jeune artiste jamais exposée à la galerie Agora à New York, la petite fille semble promise à une longue carrière.

 

Aelita dans son atelier. (Crédit photo : Tuxboard)

Aelita dans son atelier. (Crédit photo : Tuxboard)

Le parcours d’un enfant de 7ans

Selon les dires de sa mère, la petite Australienne commence à peindre avant même de savoir parler. A un an à peine, elle joue déjà avec les couleurs, peint avec aisance des toiles à l’acrylique. Sa première exposition ne se fait pas attendre: elle expose à Hong Kong (2009) et à Melbourne (2010), la ville dont elle est originaire. Elle n’avait alors que 2 ans. Son succès prend rapidement de l’ampleur. Très vite reconnue, Aelita Andre est propulsée sur la scène médiatique. Le New York Times s’interroge: est-elle le successeur de Jackson Pollock ou le Damien Hirst de demain? La presse anglo-saxonne fait l’apologie de ce jeune prodige, que certains comparent même à Picasso, qui avait dit un jour: « J’ai mis 4 ans pour peindre comme Raphael, mais une vie entière pour peindre comme un enfant ». Le père d’Aelita, artiste lui aussi, souligne le regard innocent de sa fille, trop jeune pour être influencée par quelconque courant artistique. Sa mère affirme de son coté qu’Aelita laisse libre court à son imagination, ne connait rien à l’histoire de la peinture, et donc, n’a  pas peur de vivre dans l’ombre de Picasso, par exemple.

La toile ''night dance of fluttering butterflies'' signée par cette jeune artiste. (Crédit photo : D.R.)

La toile  »night dance of fluttering butterflies » signée par cette jeune artiste. (Crédit photo : D.R.)

Phénomène de mode ou réel prodige? 

A l’heure du buzz, du tweet, et du concours de « j’aime » sur Facebook, on peut se demander si Aelita Andre n’est pas une mode comme une autre, un phénomène éphémère, passager, dont on oubliera bientôt le nom, dès que  la folie de la nouveauté se sera estompée. Cependant, au regard des ses  œuvres, l’oubli ne semble pas être une option concernant le futur de la fillette, capable de  peindre  pendant des heures sans s’arrêter. Ses toiles voguent entre surréalisme et art abstrait, et suivent le même raisonnement artistique. L’empreinte de la jeune artiste est déjà palpable, chacune de ses œuvres  possède en elle  la signature du pinceau d’Aelita Andre. L’engouement suscité par la jeune Australienne en agace plus d’un. Certains qualifient son succès de « hasard », et ses toiles de « gribouillis ». Adulées des uns, méprisées par d’autres, ses tableaux sont colorés, vifs et audacieux. La petite fille y ajoute parfois des éléments comme des  masques, des boutons, des plumes d’oiseaux ou encore des bouts d’écorces. La spontanéité de ses peintures garantit le caractère unique de chacune d’entre elles. Certaines se sont déjà vendues à plus de 7 000 euros, la plus chère ayant été vendue à 24 000 dollars. Ce succès, dont Aelita ignore encore l’ampleur, lui a valu le surnom de « prodige de la peinture abstraite ». Un poids qui n’en est pas encore un pour cette petite fille toujours empreinte du doux parfum de l’enfance.

 

Une autre toile de cette jeune artiste... ''String City''. (Crédit photo : D.R.)

Une autre toile de cette jeune artiste…  »String City ». (Crédit photo : D.R.)

 Eva Garcin