Fin de l’aventure WNBA pour Dumerc et Gruda

Cet été, deux basketteuses françaises sont parties tenter leur chance aux Etats-Unis dans la WNBA.

 

Sandrine Gruda (à gauche) a disputé cette saison avec Los Angeles, Céline Dumerc (à droite) était à Atlanta. (crédit photo : Benjamin Adler)

Sandrine Gruda (à gauche) a disputé cette saison avec Los Angeles, Céline Dumerc (à droite) était à Atlanta. (crédit photo : Benjamin Adler)

 

La ligue professionnelle de basket-ball féminin détenue par la NBA se déroule chaque été depuis 1996 aux Etats-Unis. Céline Dumerc, la capitaine de l’équipe de France, a tenté sa première aventure outre-atlantique avec l’équipe d’Atlanta. Sandrine Gruda, plus habituée à cette ligue, avait rejoint les Los Angeles Sparks.

 

Pour sa première saison en WNBA, Céline Dumerc s’est inclinée dès le premier tour des playoffs fin août face à Chicago 80 à 81 (après la saison régulière, les quatre meilleures équipes de chaque conférence s’affrontent en playoffs). Blessée à la cheville, Céline Dumerc n’a pas pu disputer les deux dernières rencontres de son équipe. La capitaine de l’équipe de France n’a pas autant brillé en WNBA qu’elle a l’habitude de le faire en France. Sur vingt-sept rencontres disputées (dont onze en tant que titulaire), Céline Dumerc a tourné à près de 3,3 points de moyenne, pour quatre passes décisives, deux rebonds et 18,8 minutes de jeu par match. Des statistiques bien loin de ses performances en LFB (Ligue Féminine de Basket) avec Bourges où elle marque une dizaine de points par match pour plus de trente minutes jouées. Mais elle considère que cette expérience WNBA lui a beaucoup apporté: »J’ai dû m’adapter et apprendre à rester dans le match alors que je ne joue pas beaucoup et à l’inverse il m’arrive aussi de parfois jouer beaucoup d’un coup. C’est très intéressant comme challenge pour moi et cela m’a obligé à adapter mon jeu« . À 32 ans, Céline Dumerc est souvent comparée à Tony Parker. Issus de la même génération, ils se sont souvent côtoyé pendant leur formation à l’INSEP. Lui joue en NBA depuis 2001 et a un immense palmarès aux États-Unis. Céline Dumerc a déjà une carrière toute aussi impressionante, mais l’aventure WNBA était un nouveau défi. A retenter pour une autre saison ?

Stade 2 est allé à la rencontre de Céline Dumerc à Atlanta trois semaines après le début de son exil outre-atlantique.

 

Pour sa quatrième saison en WNBA, Sandrine Gruda a été transférée des Sun du Connecticut à l’équipe des Sparks de Los Angeles. Du haut de son mètre 93, l’intérieure internationale évolue normalement dans le club russe d’Ekaterinbourg. Les Sparks de Los Angeles se sont aussi inclinées dans le premier tour des playoffs face aux Phoenix Mercury. Sandrine Gruda termine sa saison WNBA avec une moyenne de 3,8 points par match, trois rebonds, 1,3 balle perdue en douze minutes (pour trente-quatre matchs joués).

L’équipe des Phoenix Mercury s’est finalement imposée en finale de la WNBA face à celle de Chicago vendredi 12 septembre (trois matchs à zéro).

Quant à Céline Dumerc et Sandrine Gruda, après une année bien chargée, elles ont rejoint les bleues dans leur préparation au mondial qui se tiendra en Turquie du 27 septembre au 5 octobre. L’équipe vice-championne olympique à Londres en 2012 et vice-championne du monde en 2013 est attendue au tournant par ses adversaires. Mais depuis ses dernières médailles,  l’équipe a subi quelques modifications: Valérie Garnier a succédé à Pierre Vincent à la tête de la sélection française, la pivot de l’équipe de France Isabelle Yacoubou a décidé de faire l’impasse sur ce Mondial et Emmeline Ndongue a pris sa retraite. Les bleues seront-elles prêtes pour cette compétition mondiale dans laquelle elles n’ont plus remporté de médaille depuis 1953 ? Réponse le 27 septembre.

L’équipe de France après sa victoire en demi-finale aux Jeux de Londres le 9 août 2012. (crédit photo : J F. MOLIERE)

L’équipe de France après sa victoire en demi-finale aux Jeux de Londres le 9 août 2012. (crédit photo : J F. MOLIERE)

 

 

Manon David

 

Retrouvez cet article et plus encore sur le blog Un monde de femmes