Les pharmacies ont du mal à avaler la pilule

Les grèves contre la réforme des professions réglementées continuent. Aujourd’hui, c’était au tour des pharmaciens de hausser le ton dans plusieurs villes de France.

Une réforme en faveur de la concurrence

A l’origine du projet, le ministère de l’Economie. Libéraliser certaines des professions réglementées, qui bénéficiaient jusque là d’un statut un peu particulier, laisserait le champ libre à la concurrence. Le but ? Relancer l’économie en baissant les tarifs. Selon Bercy, cela permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat et de créer de nouveaux emplois.

 

Les pharmacies s’opposent à la réforme des professions réglementées (crédit photo D.R.)

Les pharmacies s’opposent à la réforme des professions réglementées (crédit photo D.R.)

 

Sur le papier, cette réforme semble profiter à tout le monde. Mais pour certaines professions, comme les pharmaciens, elle n’amènerait pas que du positif. Les clients pourraient très bientôt acheter certains médicaments, comme du paracétamol ou des tests de grossesse, directement en moyennes ou grandes surfaces (certains sont déjà disponibles à la vente). Même s’ils ne semblent pas dangereux à première vue, les laisser à la vente libre comporte des risques. C’est ce qu’explique Amende Chanay, dirigeante de la pharmacie Chanay Lauze de Cannes.

 

 

Elle pense par ailleurs que la commercialisation de médicaments met en danger les pharmacies.

 

 

Même si la situation semble critique, pour Amende, faire la grève n’est pas la solution adéquate.

 

 

Manon Bazerque