La nouvelle tendance du vélo électrique

Les deux roues à assistance électriques (V.A.E) se développent sur le marché du cyclisme. Un moyen de transport moins fatiguant et plus rapide, mais aussi plus cher. Explications et test.

Rendre le vélo accessible à tous. C’est le but des nouveaux vélos électriques. Grâce à une batterie rechargeable installée sur la monture du deux roues, même les plus âgés peuvent profiter d’une longue randonnée à vélo dans des sentiers parfois difficiles. Cette batterie est en fait une assistance, une sorte d’aide au pédalage pour permettre une meilleure impulsion. Son autonomie varie en fonction du type de vélo mais également de la marque. Le niveau s’inscrit sur un écran situé sur le guidon. Chez Moustache Bikes, entreprise de vélos à assistance électrique (V.A.E), l’autonomie est comprise entre 35 et 40 kilomètres, selon le dénivelé. Comme la plupart des vélos électriques. Certains, plus puissants, peuvent parcourir jusqu’à 120 kilomètres sans passer par la case recharge !

L’autonomie de la batterie et la vitesse, entre autres, s’inscrivent sur l’écran fixé au guidon. (Crédit photo : Eloïsa Patricio)

L’autonomie de la batterie et la vitesse, entre autres, s’inscrivent sur l’écran fixé au guidon. (Crédit photo : Eloïsa Patricio)

Entre 17 et 23 kilos

En plus du petit boitier et de l’écran, ces vélos se différencient du vélo traditionnel par leurs roues, plus larges, et leur poids, plus lourd, qui varie notamment selon la batterie. Plus la batterie est puissante, en termes d’autonomie, plus le vélo est lourd. La plupart des vélos électriques pèsent entre 17 et 23 kilos. À noter que plus la batterie est légère, plus le vélo est cher. Et la fourchette des prix est large : de 650 euros à près de 5 000 euros. Son prix, justement, dépend de sa batterie, son autonomie, son poids… Mais aussi de sa puissance. Certains atteignent jusqu’à 45 km/h (et sont alors considérés comme des cyclomoteurs par le code de la route, avec les contraintes liées). Le PG BlackTrail 2 est le vélo électrique le plus rapide et le plus cher du marché : 100 000 euros ! Un vélo finalement très loin d’être accessible …

La marque Moustache Bikes propose des V.A.E dont l’autonomie est comprise entre 35 et 40 kilomètres et dont le prix varie entre 2500 et 5500 euros. (Crédit photo : Eloïsa Patricio)

La marque Moustache Bikes propose des V.A.E dont l’autonomie est comprise entre 35 et 40 kilomètres et dont le prix varie entre 2500 et 5500 euros. (Crédit photo : Eloïsa Patricio)

« C’est le vélo qui entraîne »

À l’occasion du Roc d’Azur (du 8 au 12 octobre 2014), les exposants en ont profité pour faire tester en avant-première les nouvelles tendances de 2015. Le vélo électrique est évidemment en tête de liste et les modèles se multiplient sur les stands. Beaucoup de grandes marques élargissent leur marché à ce produit et tentent de sensibiliser les cyclistes à cette nouvelle façon de pédaler.

Lors du Roc d’Azur, Manon, étudiante, a pu tester un vélo électrique dernier cri : un Scott 2015. (Crédits : Eloïsa Patricio)

Lors du Roc d’Azur, Manon, étudiante, a pu tester un vélo électrique dernier cri : un Scott 2015. (Crédits : Eloïsa Patricio)

Manon, une étudiante de 24 ans amoureuse du VTT depuis son enfance, revient justement d’une balade à vélo électrique, pour la première fois. Ses impressions ? « On ne sent pas le relief, ni les cailloux voire le dénivelé. Je n’ai pas l’habitude… Dès qu’on met un coup de pédale le vélo s’élance rapidement, même en pente abrupte », s’étonne dans un premier temps l’étudiante en ostéopathie. Une façon différente d’appréhender le VTT, notamment pour les amateurs de sensations fortes, en quête de dépassement de soi. « On a tout le temps de l’élan, c’est le vélo qui entraîne, continue Manon. Cela permet notamment de pouvoir profiter des paysages. C’est agréable ». Le vélo électrique, un moyen de lier l’utile à l’agréable ? Sans doute. Mais aussi, et surtout, un sentier prometteur pour l’industrie du vélo.

Eloïsa Patricio