Tout le monde ne soutient pas Charlie Hebdo

Certains ont décidé de ne pas soutenir le journal et de le revendiquer après à l’attaque meurtrière (12 morts) dont il a été victime mercredi 7 janvier. Sur twitter une frange d’individu a entrepris de lancer un hashtag #JesuiscontreCharlie, ou #JeNeSuisPasCharlie (environ 14000 tweets). Celui-ci s’exprime à contre courant du hasthag #JeSuisCharlie, repris de manière virale par près de 2 millions de twittos après le drame.

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Certains internautes tiennent des propos modérés et compatissent au drame, sans pour autant adhérer aux caricatures et à la ligne éditoriale de Charlie Hebdo. D’autres, plus virulents, se réjouissent de l’attaque.

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Les messages haineux répréhensibles pénalement ?

Si la liberté de penser est un principe inaliénable et fondamental, la liberté d’expression justifie-t-elle les propos haineux contre des victimes ? Pour Maître Pierre Garcin, avocat à Paris « la démocratie et la liberté d’expression permettent de tout entendre, sous réserve qu’il n’y ait pas d’incitation à la haine ou à la violence ».

Des propos que confirme Maître Jean-Joel Governatori, avocat au barreau de Nice : « seule l’incitation à la haine raciale ou l’incitation au meurtre sont des délits passibles de 45 000 euros d’amende et d’une peine de trois mois à cinq ans d’emprisonnement ».

Si les modérateurs des réseaux sociaux ou des sites internets ne suppriment pas spontanément les propos délictuels, la marche à suivre est la suivante : faire une capture d’écran du message et le montrer au commissariat lors du dépôt de plainte. Il est également possible d’écrire directement au procureur de la république en joignant la copie du message en question. Concrètement, il est rare que l’auteur du message répréhensible soit condamné. D’autant plus s’il n’a pas d’antécédents avec la justice.

Les différentes prises de positions liées à « l’affaire Charlie Hebdo » sur la toile ne sont pas sans rappeler certains événements – « l’affaire Dieudonné » par exemple– qui avaient déchaînés les passions.

 

EG et ES