Sans-abris, des aides encore insuffisantes à Cannes

A Cannes, les SDF témoignent des aides qu’ils reçoivent de la ville.

Heureusement qu’il existe des personnes comme ça ! », s’exclame Nicolas, SDF depuis trois ans, reconnaissant du travail du personnel du SAMU social. Entre 230 et 380 personnes bénéficient de soin et de nourriture grâce à l’association. « Nous ne mourrons pas de faim », ajoute-t-il les yeux cachés sous sa casquette, « le midi nous avons l’association « J’avais faim » qui nous fournit un repas. Le SAMU social nous apporte de la soupe le soir, nous offre des gants et un sac de couchage si on dort dehors ». En subventionnant l’association, Cannes s’implique dans la lutte contre la pauvreté. Selon Christophe Visentin, président du SAMU social, la ville a mis « de nombreux dispositifs en place pour les SDF ».

Un manque de place

Cependant, cette aide a ses limites. « L’accueil de nuit, c’est bien, mais il n’y a que dix-sept chambres à Cannes ! » dénonce Julien, s’enroulant frileusement dans sa couverture. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) propose en effet, un nombre insuffisant de places pour une demande en hausse constante. Obligées de dormir dehors, les personnes sans logement sont réveillées à 5 heures du matin par la police. La raison : ne pas encombrer l’espace public. Delphine, soigneusement maquillée, vivant cette situation tous les matins s’indigne : « Regardez autour de vous, vous verrez des logements inoccupés ! Après ils s’étonnent qu’il y ait des squats partout ».

Enora Le Notre
Camille Maleysson