Avec les équipes de la Croix-Rouge au match AS Monaco – Paris Saint Germain

En prévision des éventuelles tensions lors du match AS Monaco – Paris Saint Germain, la Croix-Rouge monégasque s’est mobilisée en nombre.

 

croix rouge monaco match 1

Les responsables du dispositif de la Croix-Rouge au poste de commandement (Crédit photo : Guillaume Soudat)

 

« Je le sens mal ce match » confie un bénévole avant le coup d’envoi. Sur l’échelle des rencontres à risque, la rencontre AS Monaco – Paris Saint Germain a été classée au niveau 2 (pour un maximum de 3).

« Nous avons au total 50 bénévoles sur le dispositif, dont cinq infirmières de la Croix-Rouge » précise Viviana Fraval, directrice adjointe du secourisme Répartis autour du stade Louis II, les volontaires de la Croix-Rouge veillent à la sécurité des supporters. En cas d’urgence, les équipes peuvent intervenir dans les plus brefs délais. Pour gérer toutes ces équipes, Rémy Tornatore, directeur du secourisme, s’est installé au poste de commandement : « D’ici on gère toutes les équipes sur le dispositif. » Depuis ce nid de pie, les responsables de l’association travaillent en coopération avec les pompiers, les services de l’ordre et les carabiniers du Prince. A l’aide de jumelles et de caméras, les différents responsables scrutent les supporters.

Une menace surestimée

En cas de débordements, bien avant les pompiers, les bénévoles sont les premiers à pouvoir intervenir et à aider les blessés. Ils ont à leur disposition des stocks d’eau, de brancards et de couvertures qui sont répartis partout dans le stade. Quatre docteurs font partie des équipes. Une ambulance est située au niveau du terrain, prête à évacuer les joueurs ou les supporters blessés. Dans l’hypothèse d’un incident majeur impliquant plus de dix victimes le plan rouge est mis en place. Le match est stoppé et la Croix-Rouge installe un centre d’accueil et de recensement des personnes choquées.

Contrairement aux prévisions, le match s’est déroulé dans le calme. Le dispositif de la Croix-Rouge paraissait donc trop important : cinquante bénévoles pour seulement trois interventions, et tous pour des chutes dans les escaliers. Mais mieux vaut prévenir que guérir.

 

Guillaume Soudat