BodMod : la percée des modifications corporelles

Homer Simpson en avait rêvé, les Japonais l’ont fait. Il est désormais possible d’avoir un donut en plein milieu du front. Depuis quelques mois, c’est le summum de la fashionitude à la nipponne. Grâce à l’injection d’une solution saline sous la peau, il est très facile de façonner des formes. C’est la mode du “Bagel Head”

Piercings, tatouages, scarifications… Les manières de changer son corps sont nombreuses et peuvent parfois prendre des proportions incroyables. Dans le milieu, on appelle ça la “Bod Mod”. Les adeptes sont de plus en plus nombreux et de nouvelles techniques apparaissent tous les jours. Tour d’horizon de ces pratiques toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Ames sensibles s’abstenir.

L’implant corporel

Qui n’a pas rêvé d’emporter partout ce qu’il voulait? Plus besoin de poches, désormais vous avez votre peau! C’est le concept de l’implant corporel. Bien sûr, pas question de mettre n’importe quoi sous l’épiderme, il faut que ça soit « beau » et si possible sans risque. Cette forme d’art corporel a connu un essor dans les années 90. Aujourd’hui, certains vont encore plus loin.

Le piercing

Vous trouvez votre nez trop insipide? Mettez y un anneau! Comme pour le tatouage, la pratique de perforation du corps remonte à la Préhistoire. C’est dans les années 60 que le phénomène reprend du terrain avec les hippies et les punks. La communauté gay BDSM popularise dix ans plus tard la perforation de parties plus… intimes. Le piercing est une mode importante depuis ce temps et elle n’a cessé de s’étendre.

Selon Harrisson interactive, 48 millions d’Américains possèdent au moins un piercing. Un tiers le porte au nez, le cinquième au nombril. Et chez les hommes, c’est le téton qui occupe la première place ! On recense près de 15 types de piercing différents. Pour ce qui est de l’endroit, il y a des milliards de possibilités, suffit juste d’avoir un peu d’imagination.

Pour les détracteurs qui disent que les piercings ne servent à rien, certains ont répliqué. En atteste cette jeune fille, ou encore celle-ci, qui en avait marre de marcher. Pour ceux qui n’ont pas peur de sonner à l’aéroport ou de peser trop lourd, une solution radicale existe.

La mode des piercings

La mode des piercings

Le tatouage

Oh elle est belle cette peinture! Si je la faisais dans le dos? L’histoire du tatouage remonte au Néolithique. Oui, les hommes préhistoriques aussi était fashion. Si, au départ il marque l’appartenance à un groupe ou à une catégorie, aujourd’hui c’est une forme d’art. On pourrait même dire que le tattoo est devenu un phénomène social. Le nombre de personnes tatouées n’a cessé d’augmenter depuis les années 80.

Aujourd’hui, plus de 30% des Américains et un Français sur dix en possède un. La principale raison est que la douleur est de moins en moins insupportable. Photo, dessin, phrase, forme : tout peut être tatoué. Et n’importe où. Il y a ceux qui restent “classiques” en arborant un tribal dans le dos, un “Je t’aime maman” sur le bras, des ailes dans le cou…. Mais, les amateurs savent aussi être très originaux.

Depuis quelques années, la mode du “tout tatoué” fait fureur. Une tendance qui permet de pouvoir lire une BD sur ses jambes, de ne plus sa rappeler de sa couleur de peau, d’avoir une antisèche éternelle ou de devenir le nouveau Boticelli. Vu l’ampleur du phénomène, il a fallu innover pour ne pas lasser. Après le tatouage oculaire, le tattoo fluo, pour les personnes ayant une double vie.

Scarifications artistiques

Votre peau est trop banale? Sortez vos scalpels et faites en une hirondelle ! Le principe de la scarification est simple, il consiste en une incision volontaire de la peau, de telle sorte à ce que les séquelles (une fois cicatrisées) forment un dessin sur le corps considéré comme artistique.

C’est donc une pratique bien plus radicale et impressionnante que les piercings ou les tatouages, et surtout irréversible. Une fois scarifié, on l’est à vie, impossible de faire marche arrière. Les incisions se font généralement au scalpel (après avoir nettoyé la peau à la Bétadine), évidemment par des professionnels, avec des instruments pas nécessairement stériles…

Si la pratique est de plus en plus répandue en Occident, elle reste quand même relativement rare. On la voit beaucoup plus en Afrique, où les tatouages se distinguent mal sur les peaux de couleur sombre.

Tout (et n’importe quoi) pour ressembler à ses idoles

Envie de ressembler à Barbie, Ken ou encore Superman ? Il y a quelques années, on se contentait encore de déguisements. Mais avec la chirurgie esthétique, il est possible de devenir une de ses idoles. Par exemple, un Américain a subi 90 opérations de chirurgie pour ressembler à Ken. On vous laisse juger du résultat.

Dans la même veine, l’Ukrainienne Valeria Lukyanova n’a pas hésité à changer de visage et à se faire enlever des côtes pour ressembler à Barbie.

Barbie Matel vs Barbie Scalpel, qui l’emportera ?

Crédit : Clara Carlesimo

Crédit : Clara Carlesimo

Le branding : graver par le feu

Vous habitez dans le Nord et avez froid ? Testez la scarification par le feu, le branding. Au lieu de retirer la peau pour faire des formes, on va plutôt la brûler. La technique la plus répandue : des bouts de fer chauffés au chalumeau qu’on appuie directement sur le corps. D’autres méthodes existent comme le bistouri électrique, le pistolet à cautériser ou encore l’azote liquide. A noter : aucune anesthésie pendant l’intervention. Autant dire qu’il faut serrer les dents.

L’homme-chat, recordman du monde des modifications corporelles

Dennis Avner, ou « Cat-Man » pour les intimes, s’est donné la mort dans le Nevada à 54 ans. Ce vétéran de la Navy avait décidé de ressembler coûte que coûte à un félin après sa rencontre avec un chef indien, qui lui avait conseillé de « suivre la voie du tigre ». En tout, ses opérations lui ont coûté la coquette somme de 200 000 euros.

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Clara Carlesimo, Elie Selam et Louis-Vianney Simonin

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