Unbreakable Kimmy : Netflix se lance dans la sitcom

La toute nouvelle série de Netflix est disponible depuis le week-end dernier, en France comme aux Etats-Unis. Buzzles l’a regardée pour vous.

Après House of Cards, Orange Is the New Black, ou plus récemment Marco Polo, la plateforme de streaming payante, qui propose aussi ses contenus originaux, se lance dans la comédie, et plus précisément dans la sitcom. En effet, Netflix était jusque-là connue pour ses formats longs et dramatiques : de la vie dans une prison de femmes, sur fond de trafic de drogue, pour Orange Is The New Black, aux voyages de Marco Polo dans la série éponyme, à la façon de The Borgias, à savoir beaucoup de sang, beaucoup de sexe. Des séries toujours du même format : 50 min environ par épisode. Mais cette fois le site de streaming propose à ses abonnés une sitcom, c’est-à-dire des épisodes de 20 min, drôles, simples, et légers. Netflix n’a plus besoin de prouver sa capacité à investir dans de lourds formats hollywoodiens qui en imposent, et prend un bol d’air frais avec sa nouvelle série.

gif titus

Titus, le nouveau colocataire de Kimmy, oisif et fainéant : « Mais j’ai déjà fait quelque chose aujourd’hui ! » (crédit : buzzfeed.com)

Une bande-originale qui réveille, des couleurs très vives, des punchlines à foison, Unbreakable Kimmy Schmidt apporte un peu de fraîcheur aux créations de Netflix. Le synopsis est original pour une sitcom : Kimmy et trois autres femmes ont été enfermées pendant quinze ans par un « révérend », qui leur faisait croire qu’elles et lui étaient les seuls survivants de l’apocalypse. Exit les scénarios vus et revus de ce genre de séries : pas de bande de copains, pas de bars. Mais les créateurs Robert Carlock et Tina Fey (également à l’origine de 30 Rock) ne résistent pas à tous les stéréotypes de la sitcom : la série se passe à New York, et dès le premier épisode Kimmy trouve un coloc’ ! Friends et How I met Your Mother ne sont pas bien loin.

kimmy photo

Unbreakable Kimmy, la nouvelle série de Netflix. (crédit : digitalspy.co.uk)

La découverte du « futur »

Après une quinzaine d’années enfermée dans un bunker sous-terrain, une fois délivrée par la police l’héroïne découvre un nouveau monde, « le futur » comme elle dit. Ce futur, ce sont les smarthphones (sur lesquels on peut lire l’heure, surprise !), le concept du selfie, la chirurgie esthétique utilisée à outrance, ou encore le googling. Kimmy va rapidement se trouver un colocataire, Titus Andromedon, chanteur et comédien raté, qui se rêve en star de Broadway mais qui gagne sa vie en se déguisant en Iron Man sur Times Square. L’héroïne trouve un job, au sein de la richissime famille Voorhees, avec une mère exceptionnelle, interprétée par Jane Krakowski qui lance punchlines sur punchlines, comme dans cet épisode dans lequel elle explique à son fils Buckley : « Crois-moi chéri, ce n’est pas ton pire anniversaire. Ton pire anniversaire c’est quand tu m’as explosé l’utérus ! ». Ou encore quand Buckley retrace son arbre généalogique pour un devoir d’école : « On possédait des gens maman ! » « – On continue chéri. »

gif mère et buckley

« Crois-moi chéri, ce n’est pas ton pire anniversaire. Ton pire anniversaire c’est quand tu m’as explosé l’utérus ! » (crédit : buzzfeed.com)

L’unbreakable Kimmy a beau vouloir enterrer son passé et faire comme si tout allait bien, ses quinze années sous terre n’ont de cesse de remonter à la surface. Des événements qui seraient probablement traités de manière dramatique dans une autre série, sont ici toujours présentés de manière légère et comique : « Oui, il s’est passé des trucs sexuels bizarres dans le bunker. » Traumatisée, Kimmy se rend vite compte qu’elle aura besoin de temps pour redevenir une femme normale. Elle a peur du velcro sans en connaître la raison, et ses rêves sont pour le moins … surprenants. Quoi qu’il en soit Kimmy l’indestructible sait s’auto-persuader que tout va bien, l’une des techniques indispensables : sauter sur soi-même en se répétant « Je ne suis pas vraiment là ! ».

Une première saison à la hauteur de Netflix, c’est léger, c’est frais, et surtout c’est drôle, on attend avec impatience la deuxième saison, déjà commandée.

Trailer :

Emilie Unternehr