Colin Farrell, daddy cool

En super nanny, Colin Farrell assure. Bad boy à l’écran, l’Américain est plutôt teddy bear au quotidien.

Pour son prochain rôle, Colin Farrell interprétera un papa-poule. Fake ! Tout se joue dans la vraie vie. L’acteur irlandais est père de deux petits garçons. L’aîné, James, né en 2003 d’une union avec le mannequin Kim Bordenave. Henry, le petit dernier, né en 2009 de sa relation avec l’actrice polonaise Alicia Bachleda-Curuś. Colin, c’est le genre de père qui amène ses fils chez le marchand de glace. Une baraque tatouée qui passe la main dans les cheveux de son bambin dégustant une glace au chocolat, c’est le style Farrell. Tueur à gage dans Bons baisers de Bruges ou encore policier infiltré dans Miami Vice : deux flics à Miami, l’acteur bad boy s’est bien adouci. Farrell bourré, Farrel drogué, d’une vie d’excès à une tendresse à la guimauve, il n’y avait qu’un pas : la naissance de son premier fils, atteint d’une maladie génétique. Troubles du développement, du sommeil et crises d’épilepsie, le syndrome d’Angelman, un combat quotidien pour l’acteur et son fils. En 2013, Farrell se confie au Daily Mail : « j’ai couru dans les couloirs de l’hôpital avec James dans mes bras quand il faisait une crise », raconte-t-il. C’est un « sentiment profond d’amour, de respect, d’admiration et de peur aussi » qui saisit chaque jour l’acteur pour son fils. Des chérubins ou des dollars, daddy Coco a fait son choix. L’acteur n’hésite pas à décliner les offres de tournage pour rester auprès de ses enfants. Selon des emails piratés publiés sur WikiLeaks, Colin Farrell aurait refusé de tourner dans la comédie de Sacha Baron Cohen Grimsby. Un cachet de plusieurs millions de dollars sacrifié, des enfants qui n’ont pas de prix.

Alice Gobaud