L’attitude Cassel

Vincent Cassel était l’acteur le plus représenté du dernier Festival de Cannes, à l’affiche de trois films. Mise en lumière du trublion du cinéma français.

Vincent Cassel dans « Notre jour viendra » de Romain Gavras (crédit photo : UGC Distribution)

Vincent Cassel dans « Notre jour viendra » de Romain Gavras (crédit photo : UGC Distribution)

Sa présence à l’écran et son timbre de voix magnétique ont fait de Vincent Cassel l’un des acteurs français les plus reconnus à l’international. Entre personnage torturé et rôle de mauvais garçon, Cassel a construit sa réputation grâce à des films comme La Haine (1995), les Rivières pourpres (2000) ou encore Irréversible (2002). Un cinéma sombre, violent, mais aussi engagé, qui a souvent fait l’objet de polémiques notamment à travers ses collaborations avec Mathieu Kassovitz. Un style provocateur qui colle dès lors à la peau de Vincent Cassel. « Mes actions, mes attitudes vous dérangent ? Je les amplifierai » argue-t-il dans Notre jour viendra. Une diatribe qui rappelle sa carrière, l’acteur n’ayant jamais cessé de s’illustrer dans des films noirs et perturbants, dans des rôles d’agitateur violent.

« Mes actions, mes attitudes vous dérangent ? Je les amplifierai ».

Son impulsion au niveau international ne modifiera pas son registre. Cassel endosse à merveille le costume du maitre chanteur vicieux dans Dérapage (2005), puis du fils de mafieux psychopathe dans Les Promesses de l’ombre (2007) de David Cronenberg. Plus récemment, l’acteur français jouait dans Black Swan (2010) le chorégraphe tyrannique de Natalie Portman, qui présentait d’ailleurs son premier film au Festival de Cannes lors de cette dernière édition. Sur la Croisette, il était cette année à l’affiche de trois films et donc en course pour un prix d’interprétation. Mais c’est son compatriote Vincent Lindon qui a raflé le trophée. En parallèle, Cassel continue de tourner pour le cinéma brésilien. Après Rio, eu te amo (2013), l’acteur sera à l’affiche O filme da minha vida et de O Grande Circo Mistico, jouant dans ce dernier un directeur de cirque sans scrupules. Cassel un jour, Cassel toujours !

Antonin Deslandes