L’intransigeante et inflexible Isabelle Huppert

L’actrice aux 21 films présentés à Cannes a soulevé la polémique lors de la 62ème édition.

Nous n’avons plus besoin d’introduire Isabelle Huppert, omniprésente sur le tapis rouge cannois. Elle a été deux fois lauréate du prix d’interprétation féminine, maîtresse de cérémonie, jurée ainsi que présidente du jury. C’est justement lors de sa présidence, en 2009, qu’Isabelle Huppert a fait parler d’elle. De nombreuses rumeurs ont couru, évoquant favoritisme et conflits. La Palme d’or a, cette année-là, été teintée de controverse. Alors que Jacques Audiard  était en lice pour l’emporter avec son film Un Prophète, c’est finalement Le Ruban Blanc, réalisé par Michael Haneke qui décrocha le prix. Le problème étant que ce réalisateur autrichien était celui qui avait amené Huppert au prix d’interprétation féminine en 2001 pour La Pianiste.

 Isabelle Huppert dans une scène de Valley of Love, film dans lequel elle donne la réplique à Gérard Depardieu. (Crédit photo : Le Pacte)

Isabelle Huppert dans une scène de Valley of Love, film dans lequel elle donne la réplique à Gérard Depardieu. (Crédit photo : Le Pacte)

Certaines tensions ont également secoué le jury de la 62ème édition. James Gray , réalisateur et juré, a confié au Journal du Dimanche être « excédé » de l’intransigeance d’Isabelle Huppert. Certains membres du jury auraient même menacé de quitter les rangs. Asia Argento , actrice, aurait également fait les frais de l’exigence de la présidente. Elle lui aurait reproché ses cernes, l’accusant de trop profiter des soirées cannoises. L’intéressée a vivement répliqué qu’Isabelle Huppert n’était pas sa mère. C’est dans une interview accordée au Parisien un mois après le Festival qu’elle a démenti toutes les rumeurs, affirmant que « la plus grande harmonie a régné au sein de ce jury ». Une polémique qui n’a cependant pas empêché Huppert de présenter d’autres films, dont Valley of Love, actuellement en compétition.

Lauriane Sandrini