Stéphane Cipre pose son « people » à l’aéroport de Nice

L’artiste niçois a inauguré le jeudi 4 Juin sa toute nouvelle œuvre monumentale au Terminal 2. Un monstre de 4.80 mètres fait d’aluminium et d’inox.

 « Cipre, tu ne feras rien de ta vie ! » Stéphane peut aujourd’hui prendre les réflexions de ses anciens professeurs avec philosophie. L’artiste a décidé d’écrire sa vie dans l’art. « À l’école, j’étais mauvais en orthographe, alors j’ai décidé de faire de l’écriture ma vie ». Les mots, désormais, il les met en scène, joue avec, les sublime. Une sorte de pied de nez à ceux qui ne croyaient pas en lui. Le quadragénaire a passé plus de vingt ans de sa vie dans l’art, alors cette œuvre « c’est l’aboutissement de tout mon travail », clame-t-il.

Car jeudi dernier, Stéphane Cipre a enfin pu présenter au public sa pièce monumentale, « People » qui trônera dans le hall du Terminal 2 de l’aéroport de Nice. Le président du directoire de l’aéroport Nice Côte d’Azur, Dominique Thillaud, qui a fait appel aux services de l’artiste, s’est félicité d’avoir l’œuvre « d’une figure montante de l’art contemporain au niveau international », avant de rappeler que « les passagers du monde entier se retrouveront face-à-face avec l’œuvre monumentale de Stéphane ».

Aucun passager ne pourra louper l’œuvre d’art qui a nécessité 6 mois de travail. Crédit Photo : Loris Bavaro

Aucun passager ne pourra louper l’œuvre d’art qui a nécessité 6 mois de travail. Crédit Photo : Loris Bavaro

 

Celui qui travaille dans un petit atelier à Saint-André-de-la-Roche s’est consacré 6 mois durant à cette œuvre. 4,80 mètres d’aluminium et d’inox boulonnés plus tard, le Niçois n’oublie pas d’où il vient : « Il faut remercier mes mécènes sans qui cela n’aurait pas pu être réalisable », souligne l’artiste. En effet, lorsque l’aéroport le contacte, la structure ne possède pas les fonds nécessaires au financement du projet. Stéphane trouve alors rapidement des mécènes qui acceptent d’investir à ses côtés. Pas étonnant lorsque l’on connaît le pedigree du bonhomme.

L’artiste niçois pose devant son nouveau bijou. Crédit photo : Franck Fernandes

L’artiste niçois pose devant son nouveau bijou. Crédit photo : Franck Fernandes

« Fier d’exposer dans ma ville »

 Car si la reconnaissance fuit quelque peu le sculpteur sur le bord de la Promenade des Anglais, le « fabricacioun nissarda » (comme l’a rappelé Dominique Thillaud) s’exporte bien. Bombay, Tel Aviv, Genève, Beyrouth, ou Cannes récemment, ont accueilli les expositions de ce Niçois de toujours. « Dans ma famille, on vient du port depuis 8 générations. Alors c’est une fierté d’exposer dans ce lieu à dimension locale comme internationale. »

 

Loris Bavaro