Des Niçois aux sommets de la Grande Muraille de Chine

Le trail de la muraille de Chine allie course à pied et tourisme. Parmi les soixante participants à l’édition 2015, onze Niçois ont eu la chance de fouler cet édifice séculaire. Deux d’entre eux ont remporté les courses féminines et masculines fin mai. Récit d’une compétition hors normes.

Courir sur l’une des merveilles du monde, c’est possible. C’est une agence de tourisme niçoise, Contrastes Voyage, qui propose cette formule originale de trail. Pendant cinq jours, la Grande Muraille de Chine devient la voie d’une soixantaine de coureurs en quête de nouveaux paysages et de nouvelles sensations. Coach sportif à Nice, Magali Giraud a remporté la course féminine : « La compétition nempêche pas de profiter des paysages magiques visibles du haut de la muraille. Je ne me suis pas lancé dans laventure pour gagner ».

La centaine de coureurs ont avalé cinquante-cinq kilomètres de muraille, au sein d’une Chine reculée et escarpée. (Crédit photo D.R.)

les soixante coureurs de toutes nationalités ont avalé cinquante-cinq kilomètres de muraille, au sein d’une Chine reculée et escarpée. (Crédit photo D.R.)

Une course exigeante

Il fallait être sportif pour remporter une telle course. Ce trail sorti des sentiers battus, c’est cinquante-cinq kilomètres avalés sur des portions de murailles parfois à l’abandon. C’est 17 000 marches gravies et 1 000 mètres de dénivelé à monter ou à descendre, chaque jour. « Les mollets et les cuisses souffrent» concède la Niçoise, partie dans l’aventure avec quelques amis. « Lambiance est tellement conviviale que lon oublie la fatigue physique.» Les journées commencent dès six heures dans l’Empire du milieu. Les participants, de toutes nationalités, courent le matin, « ils marchent parfois aussi ! » reconnait Magali Giraud. L’après-midi, ils se reposent dans le bus qui les emmène dans les lieux les plus reculés de Chine. Des escales en terres inconnues avant de retrouver le lendemain le plus grand sentier au monde.

A l’arrivée, on célèbre la fin d’une semaine de course avec des coupes de champagnes. A gauche, Magali Giraud, vainqueur de la course féminine. (Crédit photo D.R.)

A l’arrivée, on célèbre la fin d’une semaine de course avec des coupes de champagnes. A gauche, Magali Giraud, vainqueur de la course féminine. (Crédit photo D.R.)

Des liens indéfectibles créés entre participants

Onze Niçois étaient du voyage. La course masculine a d’ailleurs été remportée par un autre Azuréen, Christophe Massiera. Tous avides de découvrir des endroits d’exception, les coureurs ont tissé entre eux des liens forts. « Il y eu des moments inoubliables, comme celui de larrivée sur la ligne finale à un point haut de la muraille, où les organisateurs nous attendaient avec des coupes de champagnes. »

Les globe-trotters ont pu récupérer de leur aventure à Pékin. Ils ont retrouvé au sein d’une Chine développée leurs habits de touristes. « Cest formidable de pouvoir lier sport et voyage. » s’enthousiasme la coach sportif.

Nicolas Faure