Alternatiba, le réveil citoyen

Le mouvement prend de l’ampleur à quelques semaines de la COP21.

Vert. Comme la couleur d’Alternatiba (Alternative en basque), et des murs extérieurs de la salle du conseil de Mouans-Sartoux, où le mouvement donnait hier soir une conférence. Comme un symbole. James Machu, ancien militant de Greenpeace et désormais coordinateur de l’association, dit vouloir « profiter du Festival pour parler du projet d’installation du village Alternatiba à Mouans-Sartoux le 17 octobre ».
Depuis la création du mouvement en 2013, il y a eu près de 70 villages éphémères à travers la France. Tous ont été mis en place dans le but de stimuler la conscience collective sur divers sujets : le changement climatique – principal cheval de bataille -, l’agroalimentaire, la consommation responsable, et enfin le vivre ensemble. « Alternatiba, ce n’est pas que la question écologique. C’est aussi faire en sorte que l’individu se sente à l’aise dans la société, que le mouvement citoyen soit à la base du projet », précise James Machu. Selon lui, entre 150 000 et 200 000 personnes ont visité un de ces villages depuis le lancement des opérations. Ce vendredi, malgré la pluie, une bonne cinquantaine de badauds ont rallié la salle du conseil.

Poil à gratter

L’animateur du débat prévient James Machu et son comparse Axel Wiesner : il va délibérément caricaturer ses questions, jouer, selon ses propres mots, le « poil à gratter ». Le public s’y mettra aussi. Parmi les interrogations soulevées, celle de la réformabilité de la société. Face au TAFTA et aux permis de recherche de gaz de schiste accordés par Ségolène Royal et Emmanuel Macron, que peut faire Alternatiba ? « Apprendre ce qu’on peut mettre en oeuvre pour un monde meilleur », répond James Machu. Avant d’ajouter que le rôle de ces mouvements citoyens est de susciter l’optimisme. A quelques semaines de la COP 21, l’engouement pour Alternatiba pourrait peut-être éveiller les consciences. En tout cas, James Machu et Axel Weisner se battent pour.

Les moments forts de la conférence en vidéo :

Antoine Coste, Lionel Girard
et Antonin Deslandes