COP21 : le monde s’engage pour le climat

Dans moins d’un mois, du 30 novembre au 11 décembre, la France accueille la COP21. Cette conférence internationale sur le climat a pour objectif de lutter contre le dérèglement climatique qui bouleverse la planète depuis plusieurs années.

A la fin du mois, Paris va, de nouveau, capitale du monde pendant quelques jours. Du 30 novembre au 11 décembre, la France accueille la conférence sur le climat : la COP21. 195 pays, dont les Etats-Unis, la Chine ou encore le Brésil, se donnent rendez-vous pour tenter d’aboutir à un nouvel accord international sur le futur environnemental de la planète.

« La conférence de la dernière chance »

Depuis 1995 et suite au Sommet de la Terre à Rio (Brésil), les pays du monde se réunissent chaque année pour faire face à un problème international majeur : le réchauffement climatique. En 2015, cette réunion s’annonce décisive pour le futur de la planète. D’une part car le protocole de Kyoto, qui engage les pays à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, prendra fin en 2020, et d’autre part car les conséquences du dérèglement climatique sont de plus en plus considérables et dangereuses pour les êtres humains.

En 2014, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avait annoncé une hausse des températures de 0,3 à 4,8 degrés Celsius d’ici 2100. Toutefois, l’augmentation des températures n’est qu’une conséquence (parmi tant d’autres) des changements climatiques que connaît la planète. La fonte des glaciers, l’élévation du niveau de la mer ou la destruction de la couche d’ozone en sont quelques autres.

Cette vidéo de la chaîne YouTube de la NASA illustre l’évolution de la température à la surface de la planète entre 1800 et 2014.

Douze jours pour changer la donne climatique

L’enjeu est de taille pour cette COP21. Les différents chefs d’états ou délégations se donnent ainsi douze jours pour changer le cap environnemental de la planète. L’objectif de cette conférence est simple : trouver un accord, approuvé et adopté par tous les pays, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, grand coupable du dérèglement climatique. Un deuxième objectif s’impose : maintenir le réchauffement mondial sous la barre des deux degrés par rapport à la fin du XIXe siècle d’ici 2100.

Malgré la difficulté « extrême » de la tâche, selon Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, les pays semblent engagés. D’après leurs contributions nationales, rendues publiques en amont de la conférence, plusieurs états ont déjà proposé des mesures, à l’échelle nationale, pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est ainsi que les 28 pays membres de l’Union européenne, responsables de 10% des émissions de gaz à effet de serre, s’engagent à réduire de 40% leurs émissions d’ici 2030.

Cependant, tous les pays ne sont pas sur la même longueur d’onde, c’est le cas des pays pétroliers ou en développement. L’Arabie Saoudite (membre du G20) n’a proposé aucune contribution nationale. L’Inde, quant à elle, troisième pays émetteur de gaz à effet de serre, s’engage uniquement à réduire son « intensité de carbone » (taux d’émission de CO2 par unité de PIB) et à atteindre 40% de part d’énergie renouvelable d’ici 2030.

 

Julie dos Santos