Plan blanc, conseil de défense, deuil national… ce que ces termes veulent dire

Les attentats de Paris ont entraîné une série de mesures sécuritaires, préventives et sanitaires. Tour d’horizon et explications.

L’état d’urgence

François Hollande a fait sa première déclaration vendredi soir alors que les attaques se poursuivaient au Bataclan. Il a décrété l’état d’urgence. Il ne peut être institué qu’au Conseil des ministres. C’est chose faite samedi matin, et publié au Journal officiel. L’état d’urgence permet plusieurs mesures, qui sont décrites dans cet article.

Le contrôle aux frontières

La deuxième mesure annoncée par François Hollande lors de sa déclaration concerne, non pas la fermeture des frontières comme annoncé dans un premier temps par le Président, mais le rétablissement des contrôles aux frontières. « Nous devons nous assurer que personne ne pourra rentrer pour commettre quelques actes que ce soit et en même temps que ceux qui aient pu commettre les crimes puissent être appréhendés s’il devaient sortir du territoire ». Il ne s’agit pas d’une nouvelle mesure : les contrôles avaient été rétablis vendredi pour sécuriser la COP21 qui commencera dans 15 jours en France.

Le plan blanc

Les plans blancs sont réunis dans le dispositif Orsan. Il « organise et adapte les soins au niveau régional afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour que les personnes malades puissent bénéficier des soins appropriés ». Cinq volets sont prévus, qui correspondent chacun à des modalités d’organisation:

  • L’accueil massif de victimes non contaminées
  • La prise en charge de nombreux patients suite à un phénomène climatique
  • La gestion d’une épidémie ou pandémie sur le territoire national, pouvant comprendre l’organisation d’une campagne de vaccination exceptionnelle par le système de santé
  • prise en charge d’un risque biologique connu ou émergent
  • prise en charge d’un risque NRC (nucléaire biologique, chimique)

Les plans blancs permettent de réorganiser l’offre de soins en identifiant les priorités, et le renforcement des moyens (humains, matériels). Si les moyens régionaux sont dépassés, « des moyens nationaux peuvent être déployés« .

Le conseil de défense

Il s’est réuni samedi aux alentours de 9 heures, notamment en compagnie de François Hollande, du Premier ministre Manuel Valls, du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur. Les chefs des services de sécurité étaient également présents.

Selon l’article R*1122-1 du code de la défense, le conseil de défense définit, entre autre,  » les orientations en matière de programmation de la planification des réponses aux crises majeures, de renseignement, et de programmation de sécurité intérieure concourant à la sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme ».

Le deuil national

Il a été annoncé lors de la déclaration d’après conseil de défense par François Hollande. « Les familles sont dans le chagrin et la détresse. Le pays est dans la peine ». Pendant trois jours, les drapeaux seront en berne et des obsèques nationales pourront avoir lieu. Lors des attentats de Charlie Hebdo, François Hollande avait décrété une journée de deuil national.

Guillaume Soudat

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