La National Hockey League (NHL) en 26 lettres

Profanes du sport au palet, n’ayez pas peur et installez-vous bien confortablement. Buzzles a décidé de vous faire suivre une séance de rattrapage sur le sport le plus mythique d’Amérique du Nord, bien inconnu au bataillon des discussions françaises.

A comme Aréna : Nom donné aux patinoires de Hockey par nos amis français d’outre-Atlantique.

B comme Bagarre : Le hockey ne fait pas souvent dans la dentelle. Regarder un match de hockey, c’est avoir 30% de chance d’assister à une bagarre générale. En pré-saison, le chiffre grimpe jusqu’à 70% cette saison !

C comme Charge : Aussi appelée mise en échec, cette  technique utilisée pour prendre le palet à un autre joueur consiste à percuter avec la hanche, le bras ou l’épaule le joueur adverse. On a tendance à reconnaître les maîtres de la mise en échec en fonction des dents qui leur restent.

D comme Draft : La Draft, ou repêchage, est une sélection parmi les joueurs universitaires de tous les sports collectifs nord-américains. Les joueurs sélectionnés – les « draftés » – peuvent ensuite rejoindre une équipe de la NHL. Ce système assure une régulation de la concurrence entre les équipes, limite l’envolée des prix des joueurs et assure des salaires minimum pour les débutants.

E comme Enclave : Surface de la patinoire située entre les deux ronds de mise en jeu. Située en face du gardien, elle est considérée comme le meilleur endroit pour marquer.

F comme Face-off : Surface où deux joueurs sont en situation d’engagement. Un joueur de chaque équipe fait face à l’autre, pour prendre le palet dès que l’arbitre l’a lâché. Selon des témoignages, les joueurs en compétition s’insulteraient pendant cette phase de jeu, afin de déconcentrer l’adversaire.

G comme Gretzky : Wayne Gretzky  aka « La Merveille », est sans conteste le meilleur joueur de la Ligue Nationale de Hockey. Détenant presque tous les records de ce sport, il restera un joueur mythique des années 1980.

H comme « He shoots, he scores ! » : Interjection lancée par de nombreux commentateurs sportifs américains lorsqu’il y a un but inscrit. Les commentateurs québécois ont tendance, eux, à dire « Il lance, et compte ! ».

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Wayne Gretzky jouant pour les New York Rangers (Crédit photo : D.R.)

I comme Incident : « Le hockey est un savant mélange de patin à glace et de Seconde guerre mondiale » disait Alfred Hitchcock. Cela est vrai et contribue à l’aspect spectaculaire du jeu. L’incident le plus célèbre de la NHL reste l’incident entre Steve Moore et Todd Bertuzzi. Durant un match en 2004, Moore est projeté la tête la première sur la glace par Bertuzzi, lequel le frappe au sol alors que le joueur est déjà inconscient. Cet incident a mis fin à la carrière de Steve Moore.

J comme Joueur : Douze joueurs sur le terrain, six par équipe, dix-huit autres sur le banc de touche. Le hockey, c’est pas si compliqué.

Pour ce qui est du jeu, c’est simple : 3 Périodes de 20 minutes chacune. Si égalité il y a, deux solutions car au hockey, il n’y a jamais de match nul(s) :

– En saison régulière NHL, les joueurs ont une prolongation qui dure 5 minutes suivi d’une séance de tirs au but si le score ne bouge pas

– En playoff, les joueurs jouent indéfiniment pendant 20 minutes jusqu’à temps qu’il y ait un but marqué

Un des matchs qui reste dans la mémoire de nombreux fans de la NHL est le match du 18 avril nommé « Easter Epic ». Nous somme en 1987, en match de playoffs opposant l’équipe des New York Islanders aux Washington Capitals a duré 4 prolongations, les prolongations ont duré plus longtemps que le match !

Dû à la vitesse et à la longueur de la patinoire, les avalanches de buts ne sont pas rares…. Certains matchs peuvent compter jusqu’à 8 buts !

K comme Kane : Patrick Kane ( est considéré comme l’un des meilleurs joueurs actuels de la ligue. Il est connu pour ses capacités techniques impressionnantes, et a permis à l’équipe des Blackhawks de Chicago de remporter sa première coupe Stanley depuis 49 ans, en 2010.

Patrick Kane est un des meilleurs joueurs de sa génération. (Crédit DR)

Patrick Kane est un des meilleurs joueurs de sa génération. (Crédit D.R.)

L comme Lemieux : Fils spirituel de Wayne Gretzky, Mario Lemieux, longtemps surnommé Super Mario, est entré dans le Hall of Fame du Hockey avec 690 buts à son actif.

M comme Montréal : L’équipe des Canadiens de Montréal est l’équipe préférée des francophones. Elle est attachée aux joueurs de nationalité française, et a permis à Cristobal Huet ainsi qu’à Tim Bozon plus récemment, de se plonger dans le grand bain de la NHL.

N comme National Hockey League : Créée en 1917 à Montréal, elle gère les conventions et les évènements saisonniers. La FIFA du Hockey, en quelque sorte.

O comme Original Six : Ce sont les six équipes ayant été à l’origine de la NHL (Les Bruins de Boston, les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto, les Red Wings de Detroit, les Rangers de New York, les Blackhawks de Chicago). Actuellement, elles sont trente. Vingt-trois sont situées aux États-Unis, sept au Canada.

P comme Playoffs : Ce sont les séries éliminatoires. Après la fin de la saison régulière, les huit premiers de chaque conférence (Est et Ouest) sont qualifiés pour les séries éliminatoires, afin de pouvoir gagner la coupe Stanley. Elles se déroulent sur une série de sept matchs maximum, mais le premier qui emporte quatre victoires face à l’équipe adverse avance au tour suivant.

Q comme Québec : La culture hockey est très présente au Québec. Outre la poutine et la queue de castor, deux spécialités culinaires, le hockey fait partie de l’identité du Québec. La rivalité dans les années 1980 et 1990 entre les Nordiques de Québec et les Canadiens de Montréal passionnaient les foules, et tous les Québécois se souviennent de la bataille du Vendredi saint… Celle où dix joueurs ont été expulsés par l’arbitre.

R comme Rivalités : La NHL est une ligue où les rivalités font partie de l’histoire. Certaines rivalités peuvent déclencher des émeutes, notamment sur la Côte Est. Les matchs de Montréal contre Boston, par exemple, demandent une forte protection policière. La finale de la coupe Stanley (voir lettre suivante) entre Vancouver et Boston, remportée par ces derniers, a propulsé la ville de Vancouver dans une émeute si violente que le SWAT (soit les forces spéciales de la police, ndlr) a été obligé d’intervenir pour calmer les ardeurs des supporters.

S comme Stanley : La Coupe Stanley est décernée tous les ans au vainqueur des séries éliminatoires. Beaucoup de légendes – qui s’avèrent finalement vraies – circulent autour du trophée. Par exemple, le joueur Sylvain Lefebvre y a fait baptiser sa fille. Beaucoup d’autres sont moins glorieuses : en 1940, les joueurs de l’équipe des New York Rangers ont dû uriner sur la coupe qui avait pris feu.

Les Blackhawks de Chicago ont gagné la Coupe Stanley la saison passée (Crédit : DR)

Les Blackhawks de Chicago ont gagné la Coupe Stanley la saison passée (Crédit : D.R.)

T comme Taro Tsujimoto : Canular vivant – ou pas – de l’histoire du hockey. Joueur imaginaire que l’on peut toujours retrouver sur les étendards des supporters.

U comme Underdog : Se dit d’une équipe d’outsiders que l’on croit perdante, mais qui se révèle victorieuse. Comme en 1980, lorsque les Américains battent l’Union Soviétique lors des Jeux Olympiques de Lake Placid.

V comme Vitesse : Sport d’équipe le plus rapide du monde, la vitesse d’un tir peut aller jusqu’à 175 Kms/h. En 1984, le Canadien Al Macinnis a fendu le casque du gardien Mike Liut avec un tir effectué à plus de 150 Kms/h.

W comme Wafle : Littéralement, la « gaufre ». Désigne les jambières des gardiens.

X : Permet aux coachs des équipes de montrer aux joueurs leur position sur le terrain.

Y comme Yzerman : Steve Yzerman est considéré comme l’un des plus grands attaquants de la ligue. Il a passé toute sa carrière chez les Red Wings de Détroit et a gagné trois coupes Stanley. En 1514 matchs, il a amassé 692 buts.

Z comme Zamboni : Nom de la machine à lisser la glace des patinoires et de son inventeur. Le terme est entré dans le langage courant québécois.

Paul-Arnaud Boudou

Thomas Woloch

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