8 épopées fantastiques qui ont marqué l’histoire de la Coupe de France

Chaque année, la Coupe de France réserve son lot de surprises. Cette saison, neuf équipes amateurs sont encore dans la course. De quoi rêver de nouvelles épopées ? Buzzles revient sur les belles histoires de la Coupe de France.

1. L’exploit des amateurs de Calais

Lorsqu’on évoque les exploits des petits poucets en Coupe de France, comment ne pas revenir sur l’épopée fantastique de Calais en 2000 ? Dos à dos avec les Girondins de Bordeaux en demi-finale à l’issue du temps règlementaire, les Nordistes sont euphoriques en prolongation et plantent trois buts à leur adversaire en l’espace de 9 minutes ! Felix Bollaert chavire.

Ils s’inclineront finalement au Stade de France face au FC Nantes (2-1). Avant cela ? La première équipe de CFA à disputer une finale de Coupe avait sorti avec brio Lille et Cannes alors en Ligue 2, puis Strasbourg en quarts de finale. Chapeau.

2. Amiens rate la dernière marche

Les joueurs picards en liesse. Crédit : Capture écran INA

L’édition suivante voit une nouvelle belle histoire s’écrire entre la Coupe de France et les clubs des divisions non professionnelles. En 2001, un an après l’épopée de Calais, Amiens, équipe de National, se hisse héroïquement en jusqu’en finale.

Après avoir éliminé Rennes (D1), Le Mans, Reims et Troyes (D1), les Picards gagnent leur billet pour le Stade de France. Ils passeront tout près du premier titre de leur histoire en échouant aux tirs aux buts face à Strasbourg.

 

3. Héroïque Montceau-les-Mines

En 2007, le FC Montceau Bourgogne, évoluant en bas de la quatrième division du Championnat de France Amateur, accède aux demi-finales après avoir éliminé les Girondins de Bordeaux aux tirs aux buts en huitièmes de finale. En quart de finale, ils viennent à bout du mythique RC Lens, alors deuxième du championnat de France de Ligue 1, grâce à un penalty en fin de match.

Le magnifique parcours des bourguignons s’arrête en demi-finale après un match très disputé face au FC Sochaux (L1) qui se soldera par une victoire des lionceaux (0-2 après prolongations).

 

4. Chambéry aime les gros

Dans leur stade champêtre de 3000 places, les amateurs de Chambéry vont vivre une belle aventure avec la Coupe de France. Passés les deux premiers tours, les Isérois reçoivent l’AS Monaco, l’un des plus gros budgets de la Ligue 1. En prolongations, les Chambériens viennent à bout des Monégasques (3-2).

Ils sortiront ensuite Brest en seizièmes (4-3 t.a.b) et Sochaux en huitièmes (2-1), deux autres équipes de Ligue 1. La marche sera ensuite trop haute, en quarts de finale face à Angers (L2), où le club amateur s’inclinera 3-0 au stade des Alpes, à Grenoble. Comme quoi, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.

 

5. Carquefou pourfend les Marseillais

C’est l’un des plus beaux exploits de l’histoire récente de la Coupe de France : en huitièmes de finale de la 87ème édition, l’US Jeanne d’Arc Carquefou, alors en CFA 2, la cinquième division française élimine le grand Olympique de Marseille (1-0) dans un Stade de la Beaujoire acquis à sa cause. Selon les mots de l’entraineur Denis Renaud, Carquefou vient de réaliser le « coup du siècle« .

Auparavant, Carquefou s’était offert Gueugnon (L2) puis Nancy (L1) sur le score de deux buts à un après prolongation. En quarts de finale, ils retrouvent un autre monstre, le PSG. L’écart de niveau n’est plus tenable pour le petit club de Loire-Atlantique. L’ogre parisien met impitoyablement fin au parcours du petit poucet par une victoire 1-0.

 

6. Quevilly acte premier : Paris, briseur de rêves

La défaite de Quevilly face au PSG. Crédit : Capture écran INA

La défaite de Quevilly face au PSG. Crédit : Capture écran INA

Dix ans après Calais et trois après Montceau-les-Mines, l’équipe normande parvient à se hisser jusqu’au dernier carré de la Coupe de France tout en évoluant en CFA. Neuf rencontres, 28 buts marqués et un seul encaissé et voilà Quevilly en demies.

Les hommes de Régis Brouard battent difficilement Pacy Vallées (National) lors du 8ème tour après prolongation avant de pulvériser Saint-Quentin 6 à 0 et d’accéder aux 16ème de finale. L’exploit commence réellement pour les normands qui se payent le scalp du SCO Angers (L2), du Stade rennais (L1) puis de l’US Boulogne-sur-Mer (L1). Selon le milieu quevillais Fabrice Buchon, « on avait l’impression que Quevilly jouait en L1 et Boulogne en CFA« . Les normands s’inclinent finalement face au Paris-Saint-Germain en demies un but à zéro sans démériter.

 

7. Quevilly acte second : la folie des grandeurs

Au terme de la saison 2010-2011, l’US Quevilly termine en tête du Championnat de France Amateur et accède ainsi à la division Nationale. Pour son retour au plus haut niveau amateur depuis le dépôt de bilan du club en 1978, Quevilly joue le maintien mais concentre toutes ses forces sur la Coupe de France. L’équipe élimine difficilement la Tour d’Auvergne de Rennes aux tirs aux buts en 32e de finale, puis le SCO d’Angers et l’US Orléans.

La suite appartient à l’histoire du club : en quart de finale, les Normands s’imposent après prolongation (3-2) face à l’Olympique de Marseille. En demi-finale, ils retrouvent le Stade rennais et l’emportent grâce à deux buts dans les ultimes secondes. Quevilly est la 2e équipe amateur à se qualifier pour une finale de Coupe de France après Calais en 2000. Le club amateur s’incline en finale, au Stade de France, face à l’Olympique lyonnais par la plus petite des marges (1-0).
L’aventure s’arrête là mais l’ambiance reste à la fête. Le président de l’US Quevilly savoure : « Ce stade en jaune et noir, ce sont des images qui resteront« .

8. L’AS Cannes se remet à rêver

Dernier exploit en date, celui de l’AS Cannes, en 2013/2014. Les pensionnaires de CFA vont créer la surprise en s’offrant successivement le scalp de Troyes (L2), Saint-Etienne (L1) et de Montpellier (L1).

En huitièmes, les joueurs azuréens poussent les Montpelliérains jusqu’aux prolongations, et s’imposeront finalement 1-0 avec un but à la … 119e minute ! Magique. Au tour suivant, Guingamp ne laissera aucune miette aux Cannois (0-2) et ira jusqu’au bout de la compétition.

 

Grégoire Bosc-Bierne
Loris Bavaro