Déchéance de nationalité : Sarkozy et Les Républicains posent leurs conditions

Nicolas Sarkozy réunissait un bureau politique pour statuer sur la déchéance de nationalité.

Nicolas Sarkozy s’est déclaré favorable à la révision constitutionnelle proposée par le gouvernement, tout en y ajoutant ses conditions, lors d’un bureau politique convoqué pour l’occasion. L’ex-président veut étendre la déchéance de nationalité aux « délits de terrorisme » (et non pas la limiter aux crimes). Sarkozy se déclare cependant opposé à l’extension de la déchéance de la nationalité pour tous, pour ne pas créer des apatrides.

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Nicolas Sarkozy s’est prononcé dans l’après-midi concernant la déchéance de nationalité. Crédit photo : Alain Jocard/AFP.

Suivi par son parti

Le bureau politique des Républicains a suivi la ligne de Nicolas Sarkozy. Sur les 51 membres présents,  cinq ont voté contre, deux se sont abstenus. Alain Juppé l’a adopté en précisant « l’inefficacité de la mesure » et son désaccord sur l’extension aux délits. Pas de compromis en revanche pour Nathalie Kosciusko-Morizet, qui dénonce une « mesure discriminatoire », ni pour Hervé Mariton qui refuse de voter cette mesure puisque « tout le monde dit que c’est inutile ».

Emmanuel Durget

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