Pourquoi la fuite de méthane en Californie est terrible pour l’environnement

L’État d’urgence a été déclaré mardi 6 janvier en Californie, près de Los Angeles, en raison d’une importante fuite de méthane, obligeant plusieurs milliers d’habitants à évacuer les lieux. Une catastrophe écologique à ne pas négliger.

Le puits gazier, source de la fuite de méthane, ne sera pas réparé avant plusieurs mois (Crédit : Flickr / Earthworks)

Le puits gazier, source de la fuite de méthane, ne sera pas réparé avant plusieurs mois (Crédit : Flickr / Earthworks)

Une fuite de méthane massive a obligé le gouverneur de Californie, Jerry Brown, à déclarer l’état d’urgence et faire évacuer plus de 2000 habitants résidant autour du lieu de la catastrophe. C’est à Porter Ranch, une banlieue de Los Angeles, qu’un puits de gaz en Californie laisse s’échapper entre 30 et 58 000 kilos de méthane par heure, et ce tous les jours depuis le 23 octobre.

Parmi les habitants évacués, certains ont souffert de maux de tête, de ventre ou de saignements de nez en raison des agents additifs au méthane, dont le rôle est d’alerter sur la présence du gaz naturellement incolore et inodore. Le méthane en lui-même n’est pas toxique.

Bien plus néfaste que le CO2

Le danger qu’il représente est davantage écologique que sanitaire : le méthane est un des principaux gaz à effet de serre. Selon l’autorité de la qualité de l’air en Californie, la production de gaz à effet de serre de cette région américaine a augmenté de 25% en raison de la fuite, un chiffre non négligeable.

Enfin, la quantité de méthane rejetée par ce puits, appartenant à la société Southern California Gas Company, équivaut aux 3/4 des quantités de méthane rejetées en une année par toutes les raffineries de pétrole californiennes.

Cette catastrophe écologique, qui se déroule déjà depuis plusieurs mois, est sans précédent. Le méthane, moins connu que son acolyte le dioxyde de carbone (CO2), est pourtant bien plus nocif.

Le méthane aussi naturel que po

Ninon Fauchart

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