La Côte d’Azur célèbre les « rois et les reines de la French Tech »

Vendredi 29 janvier, à 19h, les entrepreneurs azuréens étaient invités au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes. Une soirée networking récompensant les « rois et les reines de la French Tech Côte d’Azur ». Le maire de Cannes, David Lisnard en a profité pour présenter ses vœux aux entrepreneurs.

Petits fours et flûtes de champagne pour récompenser les entrepreneurs azuréens ce vendredi 29 janvier. À Cannes, c’est la première soirée des « rois et reines de la French Tech Côte d’Azur » qui s’est tenue au Palais des Festivals et des Congrès. En effet, la Côte d’Azur a obtenu le précieux label « French Tech » en juin 2015 après avoir présenté un dossier de candidature au ministère de l’économie. Ce label a été créé il y a deux ans à l’initiative du ministre de l’économie Emmanuel Macron pour valoriser les entreprises innovantes dans le domaine des nouvelles technologies.

les rois et les reines de la french tech côte d'azur

Vendredi 29 janvier, les rois et les reines de la soirée French Tech Côte d’Azur ont pris la pose sur les marches du Palais des Festivals et des Congrès à Cannes (Crédit photo : Gaspard Poirieux)

Qui était présent ?

Une cinquantaine d’entreprises qui ont levé des fonds, mené des campagnes de « crowd funding », eu accès à des marchés internationaux, ou encore gagné des concours comme l’entreprise Full performance qui a fait son entrée dans le « Technology Fast 500 ».

Les entrepreneurs sont venus à cette soirée networking récupérer leurs couronnes imprimées en 3D. Ségolène Pin Monsaingeon, organisatrice rattachée à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Nice Côte d’Azur, concède que cette récompense n’a « aucun enjeu particulier ». En revanche, elle rappelle que « l’objectif est de créer des rencontres, des partenariats entre les secteurs privés et publics de la Côte d’Azur ». Le tout s’inscrit dans une logique d’ouverture à l’étranger, toujours selon Ségolène Pin Monsaingeon, ce label « French Tech » se résume en trois mots : « fédérer, accélérer et rayonner ».

Également présent, le maire de Cannes David Lisnard en a profité pour présenter ses vœux aux entrepreneurs. « J’ai longuement discuté avec Emmanuel Macron qui m’a dit à quel point il apprécie le dynamisme azuréen » a-t-il commencé avant de poursuivre : « Les pouvoirs publics et l’Etat doivent prélever moins de charges pour donner plus de liberté à ceux qui entreprennent, et plus d’autorité pour ceux qui détruisent ». L’occasion pour lui de rappeler les nouveaux projets pour l’année 2016.

Voeux de David Lisnard

David Lisnard présente ses vœux aux entrepreneurs de la French Tech Côte d’Azur, vendredi 29 janvier, au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes. (Crédit photo : Maxime Bonnet)

« 20 millions d’euros de travaux sont programmés pour rendre le Palais plus compétitif à l’international »

Depuis 2012, le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes se métamorphose. Après plusieurs années de travaux « le bunker est devenu un magnifique paquebot » a déclaré le Maire. Cette année, de nouveaux travaux (20 millions d’euros) seront lancés pour « rendre le Palais plus compétitif à l’international ». Le projet vise à faire des agrandissements, notamment le remplacement d’une salle éphémère par une salle de concert en dur.

Ces travaux s’inscrivent dans une logique de compétitivité et d’attractivité. Rappelons que la ville de Cannes à remporter le prestigieux salon Trust Tech auprès de Comexposium – la société organisatrice – qui se déroulera en novembre 2016 au Palais des Festivals et des Congrès. Ce salon devrait réunir 18 000 professionnels, jusque-là habitués à se réunir à Paris.

Imen Cherif

Imen Cherif sacrée reine de la « French Tech Côte d’Azur » vendredi 29 janvier, au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes. (Crédit photo : DR)

Imen Cherif, 22 ans, a créé sa start-up en décembre 2012. Ancienne étudiante en technique de commercialisation à l’IUT de Nice, elle était vendredi soir l’une des « reines de la French Tech Côte d’Azur ». Elle nous donne son point de vue sur ce label, le milieu entrepreneurial et la place qu’elle y occupe en tant que femme.

Sa start-up est baptisée Engineering Security. À la base, le projet s’inscrit dans un cadre de recherche et développement dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. À très court terme, son activité sera de fabriquer et produire des systèmes de sécurité innovants. Imen Cherif nous parle de l’esprit d’entrepreneur : « Quand on est entrepreneur, on prend des initiatives, on aime les challenges et la compétition […], c’est aussi se dire que perdre, c’est une autre chance de gagner ». Et quand on est jeune ? « Les anciens nous le disent, on peut prendre des risques qu’eux ne peuvent plus prendre par rapport à leur vie de famille par exemple. On a moins cet état d’esprit d’hésiter, on a une idée et on se lance ».

Sacrée « reine de la French Tech Côte d’Azur » vendredi 29 janvier au Palais des Festivals et des Congrès, Imen Cherif revient sur le label et salue une « belle initiative ». Selon elle, la France a un « véritable savoir-faire » qui doit être « protégé » : « Pour moi la French Tech c’est l’entreprenariat français, le made in France. C’est promouvoir la technologie française à l’étranger ».

À la tête des 50 start-up récompensées à cette soirée, on compte une petite dizaine de femmes. Si elle concède qu’il n’y a pas beaucoup de reines de la French Tech Côte d’Azur ce soir, Imen Cherif rappelle que « les femmes sont nombreuses à être actives dans l’entreprenariat et la vie économique locale ». Pour ce qui est « d’être une femme dans un milieu d’homme », selon elle, il n’y a pas vraiment de différence. « Je n’ai jamais ressenti une différence, en fait, je n’y ai jamais vraiment pensé » déclare-t-elle avant de poursuivre : « Je suis une entrepreneuse dans le domaine de la sécurité, comme quoi il n’y a pas de domaines qui sont réservés aux hommes ».

 

Gaspard Poirieux

Maxime Bonnet

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