Ligue Europa : les Français chutent, et Villarreal crée la surprise

Jeudi soir, la Ligue Europa mettait ses plus beaux habits de lumière et enchantait les spectateurs. Au programme ? Des chocs, des clubs français et du suspense. Retour sur ces seizièmes de finale.

Les Français :

Commençons par ceux qui sont passés à une faute de marquage et quelques minutes de la qualification en huitièmes, les Verts, qui se déplaçaient sur le terrain du FC Bâle. Hier ils n’étaient pas les plus forts et ont malheureusement dû s’incliner. A l’aller, ils avaient pourtant réussi le principal, l’emporter (3-2). Mais la règle des buts à l’extérieur les plaçaient pourtant dans une position fort peu agréable. Une défaite par un but d’écart et tous leurs espoirs s’écroulaient comme un château de cartes. Dès la 15ème minute, Luca Zuffi envoie une merveille de coup-franc dans la lucarne de Ruffier. Et si Tannane tente des choses, tout comme l’ancien parisien Jean-Christophe Bahebeck, Saint-Etienne avance avec le frein à main. Cependant, la partie s’emballe dans les dix dernières minutes. Eysseric place tout d’abord un léger coup de tête… sur le front d’un adversaire. Embolo s’accroche dans les minutes qui suivent à Théophile-Catherine. Les deux jeunes joueurs sont exclus. Pour finir, Bayal Sall décide d’imiter Zlatan Ibrahimovic avec une petite aile de pigeon qui trompe le portier tchèque. La suite, on la connait. Saint-Etienne a du mal dans les dernières minutes de ses matchs, et ça se confirme encore une fois. Sur un contre, Bjarnason rate sa tête, qui se transforme en passe décisive pour Zuffi, complétement seul. Ce dernier plante un doublé et enterre les Verts. Galtier n’est même pas revenu de sa course folle après le but de ses troupes qu’il peut déjà s’arracher les cheveux. Saint-Etienne perd, est éliminé et voient leurs rêves détruits. La nouvelle épopée verte, ce n’est pas encore pour cette année.

C’est devenu une habitude. D’un côté, un Olympique de Marseille en grande difficulté dans un stade Vélodrome où l’Athletic Bilbao a flairé le bon coup en s’imposant 0-1 lors du match aller. De l’autre, un Olympique de Marseille métamorphosé loin de la Canebière, entreprenant et percutant, mettant en difficulté son adversaire. Pour ce 16e de finale retour de League Europa, Michel, l’entraineur espagnole de l’OM, avait choisi d’aligner Michy Batshuayi et Steven Fletcher à la pointe d’un 4-1-3-2. Dès le début de la rencontre, les Marseillais pressent les Espagnols et se procurent les meilleures occasions du match. La frappe de Batshuayi (15e) et la tête de Fletcher (22e) sont arrêtés par Herrerin, le gardien basque. De son côté, Nkoudou joue de malchance en trouvant le poteau alors que le but était grand ouvert (30e). Les efforts des Olympiens vont se concrétiser peu avant la mi-temps, l’attaquant belge fusillant de près le portier bilbayen (40e, 0-1). Marseille tenait le match par le bon bout, mais les hommes de Michel vont reculer petit à petit et ne plus se créer d’occasions. Au contraire de l’Athletic Bilbao qui manque l’égalisation grâce une superbe envolée de Mandanda sur un coup-franc de Susaeta à 25 mètres des buts. En revanche, le portier français n’a rien pu faire sur la tête égalisatrice de Sabin Merino (81e, 1-1). Prenant de vitesse Benjamin Mendy sur le côté droit, De Marcos a délivré un caviar de centre sur la tête de son attaquant, lâché du marquage de Javier Manquillo. Les Marseillais ne se procureront plus aucune occasion. Obligé de concéder le nul, l’OM est éliminé de la compétition malgré une copie plus que satisfaisante rendue hier soir. Autre satisfaction, le schéma tactique mis en place hier soir par Michel et la complémentarité Batshuayi-Fletcher.

Le choc : Porto-Dortmund 

Ce match avait une allure de rencontre de Champion’s League. Le FC Porto accueillait le finaliste de la plus grande des compétitions 2013, le Borussia Dortmund. A l’aller, ces derniers se sont calmement imposés 2-0. Le match retour aurait dû pourtant être plus compliqué pour les joueurs de la Ruhr. Dans l’antre du dragon, les hommes de Thomas Tuchel font d’abord circuler le ballon puis plante le premier but. C’est grâce à un but contre son camp d’Iker Casillas que Dortmund se qualifie pour les huitièmes. Porto a ensuite tout tenté, mais le retard était de toute façon bien trop important. En effet, pour jouer la suite de la compétition, il fallait alors marquer quatre fois. Jusqu’à la fin, le club du nord du Portugal ne réussira pas à faire trembler les filets. Brahimi aurait pu égaliser à la 89ème, mais son ballon s’est alors écraser sur la barre des jaunes et noirs. Dortmund verra donc les huitièmes et confirme son rang de grand favori de la compétition.

L'ex-portier du Real, Iker Casillas, a encaissé un but gag en poussant lui même le ballon dans les filets, après un premier arrêt magistral. (Crédit photo : Getty Images)

L’ex-portier du Real, Iker Casillas, a encaissé un but gag en poussant lui même le ballon dans les filets, après un premier arrêt magistral. (Crédit photo : Getty Images)

Et sinon :

  • Liverpool s’est contenté du strict minimum face à Augsburg. Après avoir concédé le nul 0-0 à l’aller en Allemagne, les Reds se sont imposés sur la plus petite des marges, à domicile, sur un pénalty de Milner.
  • Manchester United s’était fait battre au match aller sur le terrain danois de Midtjylland. Le match retour avait mal débuté, Sisto ouvrant rapidement le score. Mais United a de la ressource, et des excellents jeunes. Depay provoque un contre son camp, avant de réinventer le petit pont. Rashford, 18 ans, a aussi profité de l’occasion pour se révéler et mettre un doublé. Victoire 5-1 pour l’ancien club de Sir Alex Ferguson.
  • Tottenham matte la Fiorentina, sur le score de 3-0. Lamela, Mason et un but contre son camp de Rodriguez permettent au club du portier français Hugo Lloris d’aller en huitième, après le match nul 1-1 de l’aller.
  • Soirée difficile pour un autre club portugais. Le Sporting s’est lui aussi incliné sur le terrain du Bayer Leverkusen. Le club allemand l’emporte 3-1 et se qualifie, grâce à un doublé de Bellarabi et un but de Calhanoglu.
  • Valence n’avait pas fait dans la demi-mesure à l’aller, ils n’ont pas changé de méthode au retour. L’équipe de Gary Neville s’impose 4-0 sur le terrain de l’Austria Vienne, grâce à notamment un but de Feghouli.
  • Naples avait de gros espoirs sur l’édition de cette année. Ils sont tombés de haut face au Villarreal d’Alphonse Aréola. Après leur défaite de l’aller, les Napolitains ont poussé pour doubler la mise, après avoir ouvert le score à la 17ème par Hamsik. Mais Pina, pour les Espagnols a eu un coup de génie, ou un coup de chance. En tout cas son centre-tir leur permet de se qualifier.

  • Dans les autres matchs, le Sporting Braga a concédé le nul 2-2 à domicile contre le FC Sion. Mais grâce à leur victoire 1-2 au match aller, les Portugais rallient les huitièmes de finale. Il en va de même pour Fenerbahçe. Les Turcs, vainqueurs 2-0 à l’aller sur sa pelouse face au Lokomotiv Moscou, ont décroché un nul en Russie, suffisant pour passer au prochain tour. Le Shakthar Donetsk étrille Schalke 04 sur le score de 3-0. Un résultat qui permet au club ukrainien de rejoindre les huitièmes. A l’aller, les deux équipes avaient fait 0-0. De son côté, la Lazio élimine l’autre club Turc de Galatasaray en s’imposant 3-1 à Rome. Le match aller s’était terminé sur un nul, 1-1. Le Sparta Prague, qui a remporté ses deux matchs (1-0, 0-3), élimine le FC Krasnodar. Molde KK a battu Séville 1-0. Ce résultat n’est cependant pas suffisant pour leur permettre de se qualifier. A l’aller, ils avaient perdu 3-0. Et pour finir, le seul match à s’être terminé en prolongations est celui entre l’Olympiakos et Anderlecht. Grâce à un doublé de Acheampong, les Belges l’emportent.

Ce vendredi 26 février, le tirage au sort avait lieu. Les rencontres auront lieu le 11 et le 18 mars prochain. Il offre de très belles affiches.

Manchester United – Liverpool

Borussia Dortmund – Tottenham

Fenerbahçe – Braga

Sparta Prague – Lazio Rome

Athletic Bilbao – Valence

Villarreal – Bayer Leverkusen

FC Bâle – FC Séville

Shakhtar Donetsk – Anderlecht

Maxime Gil

Antoine Medeiros

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