LDC : Quarts de finale #1/2

Ce mardi et mercredi avaient lieu les quarts de finale aller de la Ligue des champions. Au programme, un choc entre le FC Barcelone et l’Atletico Madrid, des duels déséquilibrés entre le Bayern Munich et le Benfica Lisbonne, ainsi qu’entre Wolfsburg et le Real Madrid. Sans oublier la rencontre entre les nouveaux riches, le Paris Saint Germain contre Manchester City. Retour sur ces rencontres.

Zlatan penalty raté

Zlatan Ibrahimovic rate son penalty. Les prémices d’un match compliqué pour les Parisiens. (Crédit photo : PSG.fr)

Le top : Wolfsburg fait tomber le Real de son piédestal 

Samedi, Madrid éteignait la lumière du Camp Nou, grâce à un but de Cristiano Ronaldo. Battre le grand Barça était alors un exploit, une première prouesse pour le coach Zinedine Zidane. Ce mercredi, le premier écueil du règne du Roi Zizou est apparu. Un écueil blanc et vert, répondant au nom du VfL Wolfsburg et qui s’était fait d’une priorité de faire chuter la Casa Blanca. A la mi-temps de ce match, le club allemand mène avec facilité. La faute à un Real trop facile, qui s’est sûrement vu trop beau après samedi. Mais surtout grâce à des joueurs talentueux et à une discipline de fer. Très vite, pourtant, on s’est dit qu’il serait compliqué pour les joueurs du club de Volkswagen de tenir face aux Madrilènes. Cristiano Ronaldo ouvre rapidement le score, mais son but est refusé pour une position de hors-jeu (2’). Les attaques se multiplient sur le but de l’excellent Diego Benaglio, qui stoppe un tir de Karim Benzema (14’). Pourtant, c’est bien Wolfsburg qui va ouvrir le score sur un penalty de Ricardo Rodriguez (18’), concédé par Casemiro. Arnold double même la mise, quelques minutes plus tard, sur un centre d’Henrique (25’). A la pause, le Real est mené et a, en plus, perdu Karim Benzema sur blessure. Ils ne seront d’ailleurs jamais en mesure de revenir. La faute à un Julian Draxler de retour à son meilleur niveau. Le champion du Monde, excellent à chaque rencontre européenne, a encore une fois endossé le rôle du leader technique. A ses côtés, André Schürrle s’amuse aussi. Et si ces deux là peuvent réaliser un bon match ce soir là, c’est en partie grâce à Joshua Guilavogui. L’international français, qui rêve de retrouver les Bleus et de disputer l’Euro cet été, a rendu une excellente copie. De quoi lui donner le droit d’espérer un peu plus fort. Du côté du Real, l’espoir doit lui aussi être présent. Le club de la capitale s’est donné comme objectif de remporter cette fameuse ‘’undecima’’ (leur onzième Ligue des champions). Largué en championnat, éliminé en Coupe du Roi pour avoir fait jouer un joueur suspendu, les hommes de Zidane doivent ramener la coupe à Madrid, sous peine de ne rien gagner une deuxième année de plus. Mais pour jouer la finale, il faudra avant tout renverser la montagne Wolfsburg.

Le choc : Barcelone prend une option contre l’Atlético Madrid

Un match comme on les aime. Le FC Barcelone, emmené par l’irrésistible trio de la MSN (Messi-Suarez-Neymar) accueille les matelassiers de l’Atlético. Les deux équipes, qui occupent les deux premiers strapontins de la Liga, s’étaient affrontés il y a deux ans, en demi-finale. Les Madrilènes avaient éliminés les Barcelonais. Ce mardi soir, les favoris n’étaient pourtant pas de la capitale, et les hommes de Luis Enrique avaient tout intérêt à l’emporter pour rêver d’une deuxième Ligue des champions d’affilée. Alors, dans un Camp Nou plein à craquer, les champions d’Espagne vont sans surprise tenir le ballon. Neymar, par deux fois, à l’occasion d’ouvrir le score mais le ballon ne trouve pas le cadre (5’ et 19’). Pendant près de vingt-cinq minutes, l’Atléti ne voit pas le jour. Pourtant, Fernando Torres trouve la lumière sur une splendide passe de Koke et envoie le ballon entre les jambes de ter Stegen (25’). ‘’El niño’’ commence alors son festival, qu’il conclura quelques minutes plus tard. Une faute stupide, qui suit une faute tactique, et l’arbitre est obligé de sortir un deuxième jaune. L’idole des Madrilènes va prendre sa douche avant les autres et laisse ses coéquipiers se battre à dix (35’). Autant dire qu’il est alors extrêmement compliqué pour les Colchoneros de tenir le score. Pourtant, à la mi-temps, Barcelone rejoint les vestiaires avec un but de retard. Mais ce Barça-là a de la ressource et trop de talent pour ne pas forcer le coffre-fort madrilène. Messi tente une retournée acrobatique en pleine surface (50’) et Neymar trouve la barre (51’) ainsi que le poteau (62’). Le verrou madrilène tient, notamment grâce à un retour de Gabi (52’). Pourtant, après plus d’un quart d’heure en apnée, les matelassiers chutent face à Suarez. Le génial uruguayen suit bien et reprend une reprise de Jordi Alba (63’). Barcelone égalise mais ce résultat ne les ravit apparemment pas. Suarez, encore lui, place un puissant coup de tête sur un centre de Dani Alves (74’). Le club catalan continue d’attaquer mais n’arrivera plus à tromper Oblak. Le tenant du titre l’emporte donc face à de courageux madrilènes. Sûr que le retour, dans une semaine, sera tout aussi compliqué. Au stade Vicente Calderon, ils seront douze à faire face à l’ogre barcelonais. Onze joueurs et un public survolté, qui ne rêve que d’une chose ; battre le Barca et passer en demi-finale pour enfin remporter ce trophée.

Fernando Torres est exclu à la 35ème minute. Il avait ouvert le score dix minutes auparavant. (Crédit photo : AFP)

Fernando Torres est exclu à la 35ème minute. Il avait ouvert le score dix minutes auparavant. (Crédit photo : AFP)

Le flop : Paris, le nul qui fait tache

On peut encore entendre le ouf de soulagement poussé par les supporters parisiens après le tirage au sort. Pour la première fois sous l’ère qatari, le Paris Saint-Germain attaque un quart de finale en favori. L’adversaire, Manchester City, semble être le club idéal pour subir les foudres d’un Zlatan Ibrahimovic dans la forme de sa vie, et de ses camarades. Pour cette rencontre de prestige, Serge Aurier retrouve les terrains, lui qui était sanctionné depuis près de deux mois après ses insultes sur Periscope. De plus, les Anglais arrivent au Parc sans leur leader Yaya Touré, et sans leur capitaine, Vincent Kompany. Le match aller ne doit être qu’une formalité. Pourtant, rien n’est simple avec ce PSG là en Ligue des champions. Le début de match est très compliqué et David Luiz prend un carton jaune dès la quinzième seconde. Les Parisiens laissent le ballon aux Citizens, qui très vite se ramènent en nombre sur les cages de Kevin Trapp. Paris n’a cependant pas un statut de favori pour rien. Lancé en profondeur par Cavani, Blaise Matuidi subit une poussette de Mangala dans la surface (7’). L’arbitre ne bronche pas, mais accorde, cinq minutes plus tard, un penalty, pour une faute de Sagna sur David Luiz. Zlatan s’élance, croise sa frappe, et voit Joe Hart se détendre magnifiquement bien. Un penalty raté, comme un signe avant-coureur d’une soirée bien compliquée pour les pensionnaires du Parc. Motta fait ensuite parler le talent et envoie Ibrahimovic sur orbite. Seul face au portier anglais, le Suédois ouvre son pied et rate le cadre (24’). Deux occasions ratées qui font croire aux Mancuniens que tout est possible face à ce Paris-là. Un Paris facile, trop facile même. Blaise Matuidi fait une passe toute molle et donne une occasion aux Anglais. Fernandinho sert De Bruyne qui frappe, et il frappe fort. Paris et David Luiz, en retard et en plus coupable d’une glissade, sont menés (38’). Menés pour seulement trois minutes. Sur un six mètres anodin, Fernandinho loupe sa passe et est contré par le pied de Zlatan Ibrahimovic. Paris égalise sur un but gag, mais ne peut pas être fier de sa première mi-temps.

Au retour des vestiaires, le club de la capitale veut plus qu’un simple match nul. Les hommes de Laurent Blanc décident de pousser et Rabiot trouve le chemin des filets, en suivant bien après une parade de Joe Hart sur corner (59’). Trois minutes après, Zlatan place sa tête qui s’écrase sur la barre. Cavani, qui a suivi, envoi sa reprise au-dessus. Trop d’occasions ratées pour les Parisiens, qui redonnent espoir à Manchester. Suite à une perte de balle d’Aurier, Sagna centre en retrait. Aurier dévie le centre pour Fernandinho qui frappe. Silva la touche et le ballon finit au fond des filets (72’). Plus grand-chose ensuite à se mettre sous la dent pour les attaquants des deux équipes. Ces dernières se quittent sur un match nul 2-2 qui n’arrange pas Paris, bien trop petit hier soir pour rêver à mieux. Du côté de Manchester City, il y avait sûrement ce soir du soulagement. Et le sentiment que la meilleure équipe n’était pas celle à laquelle tout le monde pensait avant que la rencontre ne débute.

Le but : Torres éteint le Camp Nou

Vingt-cinquième minute. L’Atlético est dominé par le Barca. C’est le moment où Koke, le pur produit du club de la capitale, décide d’envoyer Torres renouer avec son glorieux passé. Une passe géniale, dans la profondeur, surprenant les défenseurs barcelonais. Fernando Torres trompe Marc André ter Stegen d’une frappe entre les jambes. L’ancienne star de Liverpool plante encore face au Barça (il avait marqué lors de la demi-finale qui avait opposé Barcelone et Chelsea en 2012). Un beau but, mais surtout un but d’une importance capitale. Car la règle des buts à l’extérieur fait que si l’Atléti l’emporte 1-0 au retour, le club de la capitale se qualifie. El niño devait bien ça à son club, qu’il a laissé à dix quelques minutes après son but.

Le chiffre : 26, comme le nombre de tirs lors de Bayern-Benfica

Le match de mardi entre le Bayern et le Benfica avait tout pour ressembler à une fessée infligée par les Bavarois aux Lisboètes. Très vite d’ailleurs, Vidal ouvre le score de la tête (2’) et envoie un signal fort aux Portugais. Pourtant, le coup de casque du Chilien sera le seul but de la rencontre. La faute au gardien du Benfica, Ederson Moraes, qui réalise quelques parades pour empêcher les pensionnaires du Estadio da Luz de repartir avec d’autres buts dans la valise. Mais la faute surtout à la maladresse des attaquants. Lisbonne n’a cadré qu’un tir, sur dix tentatives, et le Bayern six, sur seize tirs tentés. Du côté bavarois, Lewandowski et Müller ont notamment été très peu efficace. Il faudra être plus lucides dans la capitale portugaise mercredi prochain.

L’équipe type

Champions_League_Team

Les résultats

FC Barcelone – Atletico Madrid : 2-1

FC Bayern Munich – SL Benfica Lisbonne : 1-0

Paris Saint-Germain – Manchester City : 2-2

VfL Wolfsburg – Real Madrid CF : 2-0

Antoine Medeiros

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