Apprendre l’anglais en sac à dos : le PVT est en vogue chez les jeunes

Depuis quelques années les jeunes français sont de plus en plus nombreux à s’envoler pour les pays anglophones avec le visa vacances travail afin d’améliorer leur anglais.

Entre 2008 et 2013, le nombre d’expatriés âgés de 18 à 25 ans a progressé de 14% selon le dernier rapport publié à l’occasion du salon S’expatrier. Parmi les jeunes qui partent à l’étranger, il y a ceux qui se cherchent, ceux qui font une pause avant d’intégrer le monde professionnel ou encore ceux qui ne sont pas satisfaits de l’enseignement français. Mais ils ont tous le point commun de vouloir maîtriser l’anglais.

Certains voyagent dans le cadre de leurs études avec le programme Erasmus quand d’autres choisissent de faire du volontariat ou encore d’intégrer une famille d’accueil en tant que au pair. Cependant on assiste depuis quelques années à un essor fulgurant des départs « à l’aventure » grâce au Permis Vacances Travail (PVT).

Le boom du visa vacances travail

Crédit : Elsa Hellemans

Crédit : Elsa Hellemans

Destiné aux 18-30 ans, le PVT a séduit 40 000 Français en 2015. Ce visa leur permet de travailler et de voyager dans de nombreux pays pour une période d’un an renouvelable. Un moyen de perfectionner leur anglais à moindre coût.

La Nouvelle-Zélande a délivré près de 7000 PVT aux jeunes français rien qu’au cours des huit derniers mois. Soit une augmentation de 50% des demandes en cinq ans selon le ministère de l’immigration néozélandais.

Le Canada est aussi une destination très prisée, avec un quota limité à un peu plus de 6000 PVT par an. Au cours des dernières années, ce quota était atteint en moins de deux minutes lors des trois sessions d’ouverture des demandes en lignes. Si bien que depuis janvier 2016, le pays nord-américain a mis en place des tirages au sort pour désigner les heureux gagnants. Selon le site internet PVT, 13 000 candidats se sont déjà inscrits depuis le début de l’année.

L’Australie, terre de toutes les promesses
L’Australie reste toutefois la destination préférée de cette jeunesse qui cherche à allier l’utile à l’agréable. Selon le dernier rapport du gouvernement australien, ils étaient 23 000 français à débarquer sur le sol aborigène l’an dernier, contre 8000 dix ans plus tôt.

Rudy est un de ces innombrable voyageurs qui partent en sac à dos, nommés les backpackers. En 2011, il avait 25 ans lorsqu’il est arrivé en Australie, visa vacances travail en poche. Parti pour trois mois, il est resté trois ans. « Je ne parlais pas un mot d’anglais » ne s’en cache pas ce jeune homme très dynamique. Quelques mois après son arrivée, il a l’opportunité d’ouvrir un restaurant à Mission Beach dans le Queensland. Le ZenBah se fait rapidement connaître et Rudy entreprend de donner des cours de cuisine deux fois par semaine. « On préparait et dégustait sous un parasol et les pieds dans le sable, c’était génial ». A cette période il améliore nettement son anglais : « Je le parlais en journée avec les locaux et les clients puis le soir autour d’une bière et d’un barbecue avec des amis ». Aujourd’hui ce jeune homme déterminé est patron d’un snack pizzeria dans le Vaucluse. Il évoque son expérience australienne comme un réel atout « pour l’anglais avant tout, mais aussi dans ma façon de cuisiner. On attire du monde car on se démarque en proposant des choses différentes comme le club sandwich ou des frites de patates douces ».

Son parcours reflète bien celui de la jeunesse d’aujourd’hui, prête à partir à l’autre bout du monde afin de mettre toutes les chances de son côté pour assurer son avenir professionnel.

Rudy en road trip dans l’outback [arrière-pays ndlr] australien. Crédit photo : Rudy Salomon

Rudy en road trip dans l’outback [arrière-pays ndlr] australien. Crédit photo : Rudy Salomon

Elsa Hellemans

Marion Ptak

Antoine Wernert

 

 

 

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