[Royaume-Uni 4/4] La tradition de l’autorégulation

Pour gérer les conflits entre la presse et les lecteurs, le Royaume-Uni a misé sur des organes d’autorégulation indépendants… pas toujours probants.

Depuis 1947 au Royaume-Uni, les organes de régulation de la presse –indépendants, libéralisme oblige– se succèdent. En essayant de retenir les leçons d’échecs qui ont bien souvent mené à la perte de leur prédécesseur. En fait, l’histoire de la régulation de la presse au Royaume-Uni, c’est un peu comme la reproduction d’un cycle : un besoin de contrôle, la mise en place d’un organe, des imperfections dans son fonctionnement, puis le déraillement. Le General Council of the Press (1953-1962), le Press Council (1963-1980), puis la Press Complaints Commission (PCC : 1991-2011) : trois organisations qui ne seront jamais parvenues à exister plus de 20 ans. Durer : tel est l’objectif de l’IPSO (Independent Press Standards Organisation), objectif qui passe forcément par l’accomplissement de sa mission : contenir les dérives (rapportées par les lecteurs) de la presse britannique, tout en n’entravant aucunement la liberté de la presse. Une tâche compliquée dans un pays comme le Royaume-Uni où une partie de la presse a préféré glisser vers le sensationnalisme et les dérives qui le caractérisent. Les tabloïds sont en effet devenus la première cible des plaintes que la PCC a traitées, alors que les journaux locaux étaient davantage attaqués au début des années 2000.

 

 

The Sun

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Emmanuel Durget

 

 

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