[INTERVIEW] Julian Perretta : « J’ai besoin de voyager pour trouver de l’inspiration »

Depuis la sortie de son dernier album Karma en juin, Julian Perretta affole les charts. Six ans après son premier opus porté par Wonder Why, le chanteur et compositeur britannique revient avec des titres plus électro, à l’image de Miracle et I Cry. Rencontre avec un phénomène.

À seulement 27 ans, Julian Perretta a déjà vendu des millions d’albums et s’est produit dans les plus grands stades du monde. Révélé en 2010 avec son titre Wonder Why, il est de retour cette année avec un deuxième album intitulé Karma. La guitare est toujours là, mais le Britannique n’a pas hésité à glisser quelques sonorités électro. Il faut dire qu’après six années partagées entre les studios et la scène, l’artiste a évolué. Dévoilé en décembre 2015, le premier single Miracle se classe numéro 1 dans plus de vingt-cinq pays dès sa sortie. Il sera suivi de I Cry et plus récemment de Karma. Dans un Français impeccable, Julian Perretta revient avec Buzzles sur ses inspirations et la gestation de son album.

Une des douze lois du Karma dit qu’on récolte ce que l’on sème… Est-ce que tu t’attendais à un tel succès ? 

« Non pas du tout. J’ai juste écrit des chansons et travaillé avec des producteurs et des artistes que j’aime bien. J’ai fait la musique que je voulais faire, et aujourd’hui ma musique me permet de voyager un peu partout dans le monde. Mais non, je ne m’attendais à rien alors c’est incroyable ce qui se passe. »

L’album est sorti six ans après le premier. Pourquoi avoir attendu autant de temps après le succès de Stitch me Up ? 

« En fait j’ai fait deux ans de tournée, jusqu’à fin 2013. Après ça, j’ai pris un peu de temps pour créer d’autres chansons, j’ai écrit pour d’autres artistes et collaboré avec des DJs. Et puis j’ai mis deux ans pour vraiment terminer mon dernier album. »

Tu as beaucoup écrit pour d’autres artistes et souvent des énormes tubes (Faded, body talk, …) ! Il y a toujours LA mélodie… C’est quoi le secret ?

« Je sais pas. Il y a aussi des chansons que j’ai créées qui ne sont pas top (rires). Des fois, je compose une mélodie et j’ai la chance d’avoir une production parfaite derrière. Je n’ai pas de secrets, j’ai juste besoin de voyager pour trouver de l’inspiration. »

Avec Karma, tu as pris un virage pop-électro. D’où est-ce que ça te vient ? 

« J’écoute beaucoup de musiques différentes… Ça va de Michael Jackson aux Beatles. Je n’ai pas une référence, il y a beaucoup d’artistes qui m’inspirent. En ce moment, j’adore écouter de l’électro.  C’est vrai que, sur ce disque, j’ai bossé avec beaucoup d’artistes électroniques et j’ai voulu explorer ce nouveau terrain, tout en gardant un peu le côté organique de la guitare. »

Il y a trois ans tu faisais la première partie du I AM… Tour de Beyonce. Maintenant c’est toi qui choisis des premières parties ! Qu’est-ce que tu ressens ? 

« C’était une expérience incroyable, on a fait beaucoup de concerts ! Mais là, c’est vrai que j’ai hâte de jouer mon nouvel album sur scène, j’en suis très fier. Sur cette tournée, c’est juste moi et mon public. Pendant mes concerts, je parle avec les gens et je fais un peu de comédie avec le public. Je danse un peu, mais pas très bien (rires). »

Récemment on t’a vu sur la scène des 24h du Mans et pour l’ouverture de l’Euro au pied de la tour Eiffel. Qu’est-ce que tu préfères, les petites salles ou les stades ? 

« L’ouverture de l’Euro, c’est une nuit que je n’oublierai jamais parce que c’était vraiment énorme… Tout était immense. Mais c’est vrai que j’aime bien jouer dans des petites salles, parce que je me sens très proche de mon public. »

Tu parles très bien français, comment cela se fait ? 

« J’adore la France, c’est vraiment un super pays. D’ailleurs, cet été, j’étais en vacances dans le sud avec des amis. Ces derniers mois, j’ai beaucoup voyagé en Europe. Je suis allé en Allemagne, en Espagne, en Italie, mais en France il y a toujours quelque chose de particulier. Les Français me font rire parce que quand ils parlent anglais, ils font toujours des ‘’euh…’’ (rires). »

Propos recueillis par Gaspard Poirieux

 

 

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