[REVUE DE PRESSE] Ils débarquent, en PACA aussi

Dans un article datant du 13 septembre, Le Figaro cite un « relevé de conclusions » du Ministère de l’intérieur : le gouvernement compte avoir créé 12 000 places d’hébergement d’ici à la fin de l’année pour évacuer les migrants de Calais – et Paris -.

Des chiffres plus élevés que ceux annoncés jusqu’à présent. (L’Express)

A l’approche de 2017, c’est devenu une priorité, dans les tuyaux depuis longtemps.

Evacuer les migrants. Mais le sort qui leur est réservé semble différer d’une zone géographique à l’autre.

Le magazine en ligne Slate leur a ainsi concocté un guide pour mieux se repérer :

« Notre guide des régions de France à l’attention des migrants » 

Autre exemple, d’une autre tonalité : la campagne de communication ratée de la mairie de Béziers, publiquement revendiquée et relayée sur Twitter par son maire, Robert Ménard.

 

Le système va être implanté dans de nombreuses régions de France. La région PACA est concernée. Mais comment les migrants seront-ils reçus ? Voici la réaction du maire de Nice, Christian Estrosi :

« Plutôt que de prendre ses responsabilités, le Gouvernement préfère se contenter de déplacer le problème en créant, au cœur de nos régions, autant de ‘’micro jungles de Calais’’. Le choix n’est pas à la hauteur, la méthode est inacceptable : sans aucune concertation, on impose aux élus et aux populations un choix qu’ils rejettent massivement. On dit aux élus : ‘’tout cela est temporaire’’ ; c’est exactement ce qu’on promettait aux élus de Calais. 

En échec depuis presque cinq ans en matière d’immigration, ayant en particulier laissé le nombre de migrants à Calais passer de moins d’un millier en 2012 à plus de 10 000 aujourd’hui, rien n’autorise le Gouvernement, à quelques mois de l’échéance présidentielle, à jouer aux apprentis sorciers. »

estrosi-afp

Christian Estrosi s’inquiète de la création de « micro jungles de Calais » en région (/AFP)

 

Bien que leur arrivée dans le sud-est de la France soit fixée, leur bonne cohabitation avec les institutions, syndicats et associations locales semble encore incertaine.

Si l’on croit M. Estrosi, les élus et les populations « rejettent massivement » le choix du Gouvernement.

Il appartient désormais aux sudistes de nous prouver le contraire afin d’accueillir au mieux les migrants.

Maïlis Rey-Bethbeder

 

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