Vendée Globe #2 : Glissades brésiliennes

Alors que trois concurrents n’ont pas encore passé l’équateur, la tête de course caracole le long du Brésil direction les Quarantièmes RugissantsBertrand de Broc (MACSF) et Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) sont hors course. Organismes et bateaux commencent à fatiguer. Le point sur la course.

Cette deuxième semaine de course aura laissé des traces sur les hommes et les machines avec comme première conséquence l’abandon de Bertrand de Broc (MACSF), pour son 4ème Vendée Globe. Après avoir dérouté son voilier vers l’île de Fernando de Noronha, au Nord-Est du Brésil, le marin a effectué deux plongées pour vérifier l’état de sa coque. Verdict : les carénages qui protègent l’avant de quille et les côtés de la tête de quille sont abîmés suite à un choc subi au large du Portugal. « Les dégâts ne permettent pas de poursuivre la course dans de bonnes conditions », indique Marc Guillemot, le chef de projet de Bertrand de Broc. Bertrand De Broc devrait faire escale à Recife dans quelques jours.

 Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) fait route vers les Sables dOlonne et les leaders vers le Cap de Bonne Espérance

« Le skipper au grand cœur » est obligé de rentrer au bercail. La tête de mât de son bateau a cassé samedi 12 novembre . Après s’être arrêté au Cap-Vert pour analyser la situation, le skipper de 38 ans, également architecte naval, a décidé non pas d’abandonner mais de « ramener son bateau à bon port » sous voilure réduite.

La tête de course, poussée par des vents à 30 nœuds, longent en ce moment les côtes brésiliennes et se rapprochent à grande vitesse du Cap de Bonne Espérance, au cœur des Quarantièmes Rugissants (zone de vents forts venant de l’Ouest). Le Gallois Alex Thomson emmène toujours Sébastien Josse et Armel Le Cleac’h dans son sillage mais il a cassé son foil tribord en heurtant un OFNI (objet flottant non identifié). Au pointage de 18h ce dimanche 20 Novembre, il poursuivait sa route à plus de 20 nœuds (40 kms/h) vers la pointe de l’Afrique du Sud. Impressionnant.

Le plus dur sera de maintenir ce rythme. Sur des bateaux à foils très bruyants, le corps est encore plus sollicité que sur les bateaux d’anciennes générations. La course devrait durer 75 jours et les skippers devront gérer leurs organismes déjà bien éprouvés comme en témoigne cette visio-conférence de Jean Le Cam, visible ici .

Alexandre Le Corre

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